Actualité de la runnosphère, Course
La Runnosphère est amoureuse
 
5 commentaires

La Runnosphere aime.
Sisi, on vous promet !
La Runnosphere aime la course à pied.
(sans blague !)

Mais elle aime aussi partager ses foulées avec pleins d’autres runners. C’est dans le cadre du Paris Running Tour 2011 que Philippe et Franck participent donc à la Course de la Saint Valentin. Une course organisée par les Paris FrontRunner, une association de coureurs qui promeut la défense des droits gay, lesbiens et transsexuels.

Philipe arrive de bonne heure, il est rapidement sur place à 8h55 au retrait des dossards. Franck le rejoint un peu plus tard vers 9h15. L’ambiance est déjà joviale dans le gymnase Jean Jaurès à côté de la station Laumière. L’accueil est chaleureux et l’organisation très bien faite : la consigne est prévue à l’étage, et chaque coureur reçoit un sac sponsorisé par la Boutique Marathon avec notamment deux t-shirts (un aux couleurs de l’association organisatrice et l’autre pour le MiCoach d’Adidas). Dommage qu’aucun des deux ne soit technique : cela les rend importable en situation réelle d’entrainement ou de course ! On notera néanmoins que le T-Shirt des FrontRunner est de très belle facture, le coton est épais et agréable même si l’impression reste moyenne… (à noter pour nos T-shirts !)

gymnase jean jaures

Le gymnase Jean Jaures est en effervescence ce matin de février !

Dépose des sacs donc, il est 9h55 et l’échauffement commence : il faut remonter jusqu’au Parc des Buttes Chaumont et découvrir le parcours. C’est donc en trottinant que Philipe et Franck entrent dans le parc en face de la mairie du 19ème, en ayant croisé « Mario et Luigi » !

Mario et Luigi coureurs !

It's me Mario !

Oui oui ! On vous le dit, l’ambiance est bon enfant.Ils passent près de l’entrée la marque symbolique du premier kilomètre, c’est là qu’ils comprennent combien le parcours va être difficile : le départ a été positionné en haut des Buttes Chaumont, ainsi les kilomètres impairs sont quasiment exclusivement en descente, et les kilomètres pairs exclusivement en montée ! La fin du parcours sera donc complètement en montée !

Les deux compères passent alors la ligne d’arrivée située au sommet des buttes, le parcours redescend légèrement pour déboucher sur le départ. De nombreux échanges sur la stratégie de course sur les endroits où il va falloir se lâcher : on pense surtout à la partie de la montée encadrant le ravitaillement : une côte difficile suivie d’un faux-plat montant. Deuxième tour de chauffe, quelques accélérations et montées de genoux et le placement s’effectue près des bouées de départ. Étonnement : le parc reste ouvert dans son intégralité au public : il faudra faire attention aux passants ! Les deux coureurs dans le sas se disent qu’ils vont se faire le premier kilomètre ensemble au moins, et essayer de le courir vite, vers les 3’30’’ environ pour essayer de se dégager de la masse humaine.

Le départ est donné à 10h30 sans faute, par un des organisateurs après avoir énoncé quelques « règles de civilité » : ne pas pousser les autres coureur, on est tous des Bisounours on est là pour s’amuser… logique en somme, mais pas toujours respecté !

Le sifflet résonne et c’est parti !

La course est lancée et Philipe et Franck s’engagent dans cette première descente. 50 mètres sont à peine courus que déjà… c’est le drame ! Franck se fait marcher sur le talon (heureusement celui qui n’est pas blessé) par un autre coureur : il perd sa chaussure et s’exclame « Merci pour la chaussure ». Il n’a pas le temps de voir qui a été l’architecte de cette manigance l’obligeant à s’arrêter, au milieu du flot de coureur pour remettre semelle à son pied. Il voit inexorablement Philipe s’envoler, et ses espoir de très bonne perf par la même occasion. Une fois la chaussure remise, le rush d’adrénaline fait effet, il passe en extérieur et s’élance à une vitesse bien trop rapide pour lui pour cette distance. Il rattrape Philipe au milieu de la descente, avant les deux dangereux virages en épingle à cheveux. Il se retourne mais Philipe semble ne pas suivre, il faut dire qu’élancer à cette vitesse en descente… il ne pouvait pas lui-même ralentir…

La course s’allonge pour les deux coureurs qui se perdent rapidement de vue et ne se retrouveront qu’à l’arrivée.

On croise tout de même sur les bords de courses « les sœurs » qui remettront les trophées à l’arrivée et qui encourage tout le monde et les hommes surtout au son de « faut qu’ça sue, faut qu’ça pue ».

Les Soeur s'en donnent à coeur joie ! "Faut qu'ça sue, faut qu'ça pue !"

Les montées s’enchaines, les kilomètres défilent… et la souffrance est là. Franck est très éprouvé par son début de course : la soif lui sera fatale tout au long du parcours, le ravitaillement étant très mal placé, il est impossible de prendre un verre d’eau sans perdre de précieuses secondes.

La dernière montée semble difficile pour tout le monde, l’arrivée approche : Franck double un dernier coureur au sprint sur les 50 derniers mètres. Philipe arrive quelques instants plus tard.

Le gymnase est rapidement rejoint par l’ensemble des coureurs pour la remise des prix, et surtout le tirage au sort : à gagner un dossard pour le marathon de Paris. Les sœurs, ces deux drag-queen inimitables piochent d’une main « innocente » le premier dossard. Immanquablement, c’est le n°69 qui est tiré ! La salle éclate de rire ! Malheureusement ce numéro n’est plus là, le tirage au sort continue donc jusqu’à tirer le n°700, « véronique » une participante agité du relais couple 6km (qui constituait la deuxième épreuve de cette course) se précipite sur scène et fait des bons de joie dans tous les sens ! Le commentateur s’empresse de la calmer « il va falloir que tu le courre maintenant le marathon ! ».

Véronique et Davina n°700 gagnent le dossard du marathon de Paris à la tombola

Un prix spécial est remis à l’association « Athlétics Cœur de Fond » une autre association tirée du mouvement Gay. On notera également la mention spéciale du jury au couple le plus âgé avec un dossard né en 1922 !

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1922 et encore la patate ! Quel courage !

Décidément cette course était bien originale, et au bilan, nos coureurs finissent 11ème et 29ème de la catégorie sénior homme, avec pour Franck un record à la clef qui l’encourage sur l’année à encore progresser, et un résultat pour Philippe extrêmement encourageant (et étonnant car le timing officiel ne correspond pas du tout à celui de sa montre) car les 200m de dénivelé n’était pas là pour aider à la perf !

Philippe arrive 43ème !

Franck arrive 19ème avec un record à la clef !

Commentaires (5)
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runmygeek
lundi 14 février 2011, à 21:23
Bravo à vous deux pour ce chouette récit et vos perfs respectives.
Maya972
lundi 14 février 2011, à 22:05
2 très bons chrono pour un parcours difficile, qu'ils ont bien réussi à négocier !! Heureusement que les soeurs les ont bien encouragés !! ;-)
Sydoky
mardi 15 février 2011, à 00:52
Bravo pour cette course au parcours bien vallonné et dans une belle ambiance !
Bonne récupération maintenant !
philippe
mardi 15 février 2011, à 08:06
Non seulement Franck court très vite mais en plus il ne reste jamais très longtemps à côté de ses pompes :-D !
Djailla
Djailla
mercredi 16 février 2011, à 10:14
La classe, on aura peut être bientôt la Runnosphère sur les podiums !!!
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