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Les Vibram Bikila en Martinique

Volontaires et passionnés, les 5 membres de la Runnosphère ont poursuivis leurs entraînements chaussés de leur Vibram Five Fingers dans le cadre du partenariat avec Comme pieds nus. Et, lorsque la passion est présente, toutes les opportunités sont mises à profit afin de poursuivre l’adaptation au minimalisme. Et c’est tout naturellement que les Vibram ont accompagnés nombre d’entre eux durant leurs vacances.

Informés car curieux de nature, ils recherchent de l’information, parcourent de nombreux articles et échangent avec d’autres pratiquants plus expérimentés à propos du minimalisme. Car il est toujours intéressant et important de bien se documenter et rien n’est plus important que de savoir que l’on avance dans la bonne direction. Christian et David en chef de file les rassurent et les conseillent. Ces sages sans limite sont de précieux atouts dans cette conversion vers le minimalisme… (N’hésitez d’ailleurs pas à leur poser vous aussi vos questions dans les commentaires !)

Blessure, voici un terme que l’on aimerait rayer du « lexique sportif ». Car bien malheureusement, c’est une « connaissance » dont la présence n’est jamais souhaitée et, telle une épée de Damoclès, elle s’abat parfois sans crier gare.
Et c’est bien malgré eux que certains ont vu cette « charmante convive » s’inviter à leur table, gâchant ainsi la préparation du fameux gâteau versaillais tant convoité.

Rationnels et lucides, les blessés acceptent bon gré mal gré d’être ainsi contraints à un arrêt total de la course à pied. Et c’est en toute lucidité que les autres poursuivent leurs entraînements constamment à l’écoute de leur corps (voir les billets de Mathes et de Franck).

Allure ! Oui, ils ont fière allure ainsi chaussés. De même que durant leurs entraînements, différentes allures de course sont bien sûr essayées afin de vérifier et de se conforter quand à la bonne posture et au bon placement des pieds. Les évolutions sont encore notables après deux mois de pratique minimaliste : les différents essais se révèlent payant et une pratique assidue permet de savoir dans quelle position on est le mieux. Cependant on remarque véritablement que le « forward shift » s’effectue naturellement chez tous les pratiquants ! Et c’est tant mieux, c’est comme ça qu’on veut les voir courir !

Maîtrisant désormais leurs foulées, le placement du pied se fait désormais de façon instinctive. Et le talon effleure souvent le sol sans jamais s’y poser. L’adaptation se poursuit avec brio…

Vous l’aurez compris, certains poursuivent leurs entraînements progressivement et d’autres sont en « mode pause » afin de se refaire une santé. Que l’on pratique ou que l’on se remette de blessure, la course à pied est une grande école de patience.

Je laisse maintenant la parole à ceux qui ne sont pas en vacances :

  • Franck : Ma blessure est vraiment arrivée sans prévenir. Due au minimalisme ? En partie, mais pas complètement : c’est un véritable choc qui a déclenché ma fracture, et non pas le minimalisme en soit. Néanmoins avec des chaussures moins souple l’impact sur ces marches d’escalier aurait été moins important et surtout stabilisé par une semelle, la fracture n’aurait sans doute pas eu lieu… Mais  je compense, avec la piscine et je prends mes 45 à 60 jours de consolidation en patience… Le plus grand drame pour moi, c’est l’impossibilité de participer aux courses que j’ai choisi dans les semaines à venir… Voir les amis continuer à courir, c’est dur… Néanmoins, de cet été meurtrier pour mes pieds, je garderai en souvenir une merveilleuse paire de Bikila qui est restée accrochée à mes pieds pendant toutes mes vacances : elles ont trainé partout : en rando, en escalade, en balade, en voiture ! J’ai d’ailleurs récemment appris qu’il était interdit en France de conduire pied nus (pas explicitement, mais suffisamment pour qu’un proche se soit pris une amende !)  alors conduire en Vibram, interdit ou pas ?
  • Maya : Les VFF m’ont bien évidemment accompagnées durant mes vacances et ce fut l’occasion d’inclure des cotes et des descentes à mes entraînements. Mais la distance parcourue plafonne désormais, bien loin des 16km requis. Il y a encore beaucoup de travail.
  • Sebrom : De mon côté, août ce fut Vibram pour marcher et conduire, vraiment très agréable mais pas pour courir car les sentiers corses sont vraiment trop accidentés! Je regrette même de ne pas être parti avec mes Asics Trabucco sur ce coup là. Je reprends l’entrainement avec VFF vers le 20 août…
  • Shuseth : Ce dernier mois a été un mois « palier » pour les sorties en VFF. Le nombre de kilomètre par sortie a été assez stable mais j’ai diversifié les types de terrain. Premières sorties sur bitume; d’ailleurs, sur bitume, montées et descentes sont plus « faciles ». Pas de doute,  les Bikila sont faites pour la route ! Il reste maintenant un mois avant le Paris-Versailles, il va falloir orienter les sorties pour arriver au top le 25 septembre (et surtout pouvoir finir) !
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CourirPiedsNus
mercredi 17 août 2011, à 14:17
Excellent article Maya! Je souhaite un rétablissement bien rapide à Franck, que je félicite pour un avis équilibré sur les raisons de sa fracture. Les pieds citadins révèlent malheureusement une certaine fragilité, et l'incident n'est pas exclu, lors d'une transition...

Juste une remarque sur la foulée minimaliste :

"Et le talon effleure souvent le sol sans jamais s’y poser."

Typiquement, il vaudrait mieux poser le talon à chaque foulée afin de délester les mollets, surtout en situation de sortie longue. Un sprinteur, en accélération constante, restera lui en "pointe". MAIS, et c'est surement ce que vous faites tous ;-) vous atterissez avec le milieu et l'avant du pied, avant de poser le talon... Imaginez que vous amortissez un puissant ressort, à chaque pas - il aura stocké un maximum d'énergie dans le tendon d'Achille, dès que le talon est bien posé, l'arche "écrasé" et le genou fléchi. Le coureur libère ensuite cette énergie d'un coup jusqu'à l'instant ou le devant du pied quitte le sol... Pour aller loin, sans se fatiguer, il faudra répéter ce cycle de la manière la plus efficace qui soit, et "poser" le talon conserve de l'énergie. Bon je me comprends parfaitement ;-) Christian
Maya972
mercredi 17 août 2011, à 21:44
Merci à toi Christian pour la précision concernant la pose du talon.

A l'origine, je m'évertuais à ne pas poser le talon car à chaque fois que je le posais, il heurtait le sol assez fort. Aussi, ne plus le poser fut la solution la plus simple, mais c'est vrai que mes mollets fatiguent !
Je ferai selon ta méthode, cela me permettra probablement de rallonger mes sorties avec moins de fatigue.
Merci encore pour tes bons conseils.
Runonline
mardi 23 août 2011, à 08:36
@Maya: c'est intéressant ce que tu dis mais c'est vrai que nous entendons et lisons un peu partout que le fait de courir avec des modèles minimalistes permet de courir en attaquant medio pied et non talon...le problème, c'est qu'on soulage le tendon mais on fatigue aussi plus un autre groupe musculaire...
tu crois qu'on peut "attaquer" talon avec des minimalistes ? sinon, je ne vois pas comment on peut poser le talon car en attaquant avant ou milieu de pied, on ne peut que rebondir ? je suis un peu perdu.
julien
mardi 23 août 2011, à 17:17
c'est vrai qu'au début, à force d'entendre que ça "tape" sur le talon sans aucun amorti, on fait tellement attention à ne pas le poser qu'on exagère peut-être sur l'appui avant.
Mais en utilisant aussi le milieu de son pied, on profite d’un peu plus de surface sans « taper »
Par contre je n’ai pas trouvé que les mollets en profitaient... Ou alors je ne suis pas encore assez sur le milieu…
Maya972
mercredi 24 août 2011, à 23:07
@Runonline : Avec ma petite expérience, je peux te dire qu'il vaut mieux éviter d'attaquer du talon. Je ne suis pas ce que l'on appelle un coureur lourd et pourtant le corps fait vite comprendre que ce comportement est à éviter, car ce n'est vraiment pas agréable et cela n'incite vraiment pas à poursuivre.
Pour moi, ne plus poser le talon était une solution de "facilité" pour éviter de taper avec le talon.

@Julien : J'ai essayé la pose systématique du talon suivant les conseils de Christian et cela soulage effectivement les mollets. Il y a encore du travail de pratique mais, a distance égale, ils sont nettement moins fatigués et ne tirent (presque) pas durant la journée.

Sur leur blog respectifs, ils expliquent bien leur pratique et l'évolution de leurs progrès. De la saine lecture !! ;-)
julien
jeudi 25 août 2011, à 10:29
@Runonline : si tu croises un piste bien propre, le plus simple est sans doute d'enlever tes chaussures en fin de séance pour écouter ce que disent tes pieds, si le talon réclame sa dose de tartan ou si l'avant et le milieu prennent les commandes ;)
Zato
jeudi 25 août 2011, à 19:06
Avant pieds ou talon ? En fait chacun cours en fonction de sa morphologie. Si l'on attaque talon et que l'on a la sensation de taper c'est qu'il existe un pb de transfert càd que l'on enroule mal sa foulée; c'est comme en vélo avec le braquet: plus on mouline mieux c'est! pour ce qui me concerne je me suis inspiré de la foulée de Mimoun (que j'ai eu l'honneur de fréquenter en 79): rasante et économique. En fin de marathon écoutez les claquettes de ceux qui n'arrivent plus à emmener leur foulée. Mais, je fais parti d'une époque ou l'on ne réfléchissait pas vraiment à ces choses: pas de cardio etc... A trop réfléchir on pourrait en perdre le gout.
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