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Dernière ligne droite avant le Paris-Versailles en Vibram FiveFingers Bikila !
 
4 commentaires

Nous sommes à un peu moins de 5 jours du Paris-Versailles…
Nous sommes à 3 mois d’utilisation des Vibram Five Fingers… grâce à notre partenaire « commepiedsnus.com »
Nous vous proposons donc un petit billet un peu différent des autres : sous la forme d’une interview croisée :
Running solidaire ne pouvant donner un compte rendu de ce dernier mois à cause d’une blessure, il a proposé aux différents compères de course de répondre à ces quelques questions. Retrouvez Maya, Shuseth, Mathes, et SebRom sur leurs blogs respectifs.

Running Solidaire pour la Runnosphère : « Voici 3 mois que vous courrez en Vibram Five Fingers et l’heure de la première grande course approche à grands pas !

– Running Solidaire : Alors en trois mois, combien de fois avez-vous réussi à sortir en Vibram ? A quel rythme avez-vous intégré les sorties minimalistes ? Ça fait combien de kilomètres tout ça ?

Maya : Le mois de juillet n’aura guère été propice à une pratique assidue de la course à pied, durant ces 3 mois, je ne totalise que 9 sorties CAP en Vibram, pour des distances allant de 2 à 8 km.
Durant mes semaines actives en course à pied, les sorties en Vibram se sont effectuées au rythme d’une sortie par semaine.
J’ai timidement parcouru un peu plus d’un marathon en Vibram, j’en suis à 47km parcourus.
Mathes : Au début, je me suis mis à courir très vite avec mes Vibram, très vite je suis arrivé à faire 10 km, mais le 11 juillet, une forte douleur au pied gauche me fait craindre le pire, et le verdict tombe 15 jours plus tard : Fracture de fatigue… Fatigue est bien le mot, je me sentais fatigué depuis quelques temps, mais je continuais à courir en Vibram et le manque d’amorti est sans doute la cause de cette blessure, même si avec une chaussure classique cette fracture aurait pu se déclencher plus tard. Après 6 semaines de repos, repos qui m’a permis de profiter et de me remettre en questions… Pourquoi je cours ? En 6 sorties, j’aurais fait une 30taine de km.
Shuseth : Au final, j’aurai fait 13 sorties au cours de ces 3 mois, soit un peu plus d’une sortie par semaine. 85km soit un peu plus de 2 marathons …
SebRom : Tout d’abord, je n’ai pas prévu de courir PV en VFF, je trouvais la deadline un poil tôt et je ne voulais pas précipité la transition. J’ai donc d’autres courses en tête. Je pensais les inaugurer (en course) sur la Tram’V, course nature dans ma Meuse natale en décembre mais après mon expérience des chemins je me suis dit que j’allais plutôt viser une course sur route. Ce sera donc pour la Corrida d’Issy-Les-Moulineaux en décembre (10km sur route en mode déguisé). J’ai intégré les VFF dans mon entraînement, à raison d’une sortie sur 3, plutôt pour les séances de type footing qui se sont transformées en séance de renforcement des mollets et des pieds 🙂 Mais ayant été irrégulier et surtout les ayant laissées au repos pendant le mois d’août, je n’ai couru avec qu’une 60taine de kilomètres. Il faut dire qu’au début j’alrternais avec les VFF et des runnings classiques donc le kilométrage a démarré très doucement.

maya en vibram

Maya et ses Vibram Five Fingers Bikila

– Running Solidaire : Le minimalisme va-t-il rester dans vos entrainements après votre objectif Paris-Versailles ?

Maya : Oui, tout à fait !! C’est une sensation tellement agréable que cela serait bien dommage d’arrêter si tôt. Par contre, dans un premier temps, une distance de 10km représentera pour moi un maximum, afin de bien permettre à l’organisme de s’habituer.
Mathes : Et bien non, je fais partis de ceux qui après réflexion ne trouvent pas d’intérêt à cette pratique : je suis bien dans mes chaussures même si de temps en temps je les rechausserai histoire de faire quelques km
Shuseth : Oui, dès que je serai remis sur pieds ! Je me suis blessé (déchirure) lors de ma 13ème sortie…
SebRom : Oui, de fait!

– Running Solidaire : Votre foulée s’est elle réellement modifiée depuis 3 mois ?

Maya : Auparavant, j’avais tendance à systématiquement attaquer avec le talon et à avoir une foulée ample. Désormais, c’est par l’avant du pied que j’attaque le sol et ma cadence de pas s’est bien accélérée. De plus, j’adopte également ce type de foulée lorsque je suis chaussé de mes chaussures de running « classiques ».
Mathes : Peut-être… J’ai effectivement ressenti une tension au niveau des mollets, mais j’ai régulièrement cette tension avec mes chaussures classiques, et au fil de mes sorties, je constatais depuis un bout de temps que ma foulée commençait déjà par l’avant du pied.
Shuseth : La foulée change vite. Après 4-5 sorties, je sentais déjà que je courais sur l’avant du pied, mon talon ne touche presque plus le sol !
SebRom : Oui, j’ai moins à forcer pour garder le torse en avant, je fais naturellement des foulées un peu plus petites (je m’en rends compte de manière objective avec le footpod Garmin qui me donne ma fréquence de foulées)

– Running Solidaire : Avez-vous adopté des entrainements spécifiques pour le minimalisme ?

Maya : Durant mes congés, j’ai travaillé ma foulée en courant pieds nus sur le sable. Mais pas d’autres entraînements spécifiques, la seule obligation étant d’avoir à l’esprit une augmentation très progressive quand à la distance à parcourir.
Mathes : Non, car selon les conseils de commepiedsnus.com, il faut y aller progressivement et ressentir la progression. Chaque cas et chaque coureur est unique.
Shuseth : Non, juste une augmentation progressive de la durée et de la distance. 2-3 kilomètres lors des premières sorties pour une dizaine de kilomètres pour mes dernières.
SebRom : Non, pas vraiment.

– Running Solidaire : Quel est votre objectif sur le Paris-Versailles ?

Maya : Mon seul objectif est de prendre beaucoup de plaisir sur cette course et bien sûr de la terminer, car je n’ai, pour l’instant, jamais parcouru cette distance avec mes Vibram.
Mathes : Et bien, pour moi aucun… J’ai fait le choix de ne pas y participer. Durant ma période de convalescence, je ne savais pas comment serait ma reprise. Je me concentre donc plus sur les 20 km de Paris.
Shuseth : Me soigner ! Plus sérieusement, je visais 1h30 – 1h35.
SebRom : Me faire plaisir et avoir une référence sur ce parcours, à battre l’année suivante!

Les Vibram de Shuseth !

Les Vibram de Shuseth !

– Running Solidaire : Les Vibram Five Fingers ont-elles modifié votre objectif ?

Maya : Au niveau chrono, je ne me suis pas fixé d’objectif. L’allure sera relativement tranquille afin d’arriver dans de bonnes conditions.
Mathes : Je n’avais pas forcément d’objectif, je n’aime pas parler d’objectif… La course à pied est pour moi un moment de liberté, et me dire que je dois faire un temps, me stresse. Même si je sais ce que je peux faire, je m’entraine plus ou moins en fonction de ça, peut être la raison pour laquelle je n’aime pas les 10 km.
SebRom : Non.


– Running Solidaire : Pouvez-vous nous décrire votre plan d’entrainement pour le Paris-Versailles ?

Maya : Pour ce Paris-Versailles, je ne me suis pas astreint à suivre un plan d’entraînement. Ma seule préoccupation était d’augmenter progressivement le nombre de kilomètres parcourus. Cette progression a malheureusement été freinée par un mauvais réflexe: j’étais tellement concentré à ne pas « taper du talon », que j’en étais arrivé à ne plus (voire très peu) poser le talon au sol durant mes entraînements. Cela m’occasionna des tiraillements dans les mollets durant plusieurs jours. Et c’est d’ailleurs pour cela que je me limitais à une unique sortie en Vibram par semaine. Ce mauvais « réflexe » est désormais corrigé mais cela m’a bien fait perdre du temps dans ma préparation et a bien limité ma progression. Dommage…
Mathes : Comme presque tous mes plans: de l’endurance entre 70 et 75 %, avec quelques minutes à 80-85 %. Il m’arrive de faire quelques sprint, mais pas vraiment de fractionnés.
Shuseth : Mon objectif était de le courir en VFF. Mon plan d’entrainement consistait en une augmentation progressive de la distance pour habituer mon corps à ma nouvelle foulée, et mes muscles à travailler différemment (notamment les mollets).
SebRom : Un plan semi en 8 semaines avec du dénivelé pour les séances de VMA.

– Running Solidaire : Et comment se sont finies ces 2 dernière semaines de préparation ?

Maya : J’ai approché des sorties de 10km à 12km, en continuant d’alterner mes entraînements en Vibram et ceux en chaussures « classiques ».
Mathes : Pour moi, ce sera 4 semaines, avant les 20 kms de Paris…
Shuseth : Chez le kiné…
SebRom : Allègement depuis cette dernière semaine, c’est tout.

– Running Solidaire : Et la fameuse côte des gardes… en Vibram… vous avez déjà testée ? L’avez-vous préparée spécifiquement ?

Maya : Je n’ai pas pratiqué de côtes en Vibram, mais le travail de posture nécessaire en minimalisme est identique à celui des montées en chaussures « classiques ». Ma seule appréhension réside dans les descentes situées après cette fameuse côte, car les muscles seront alors très sollicités.
Mathes : Testée, euh !!! Non, je ne sais même pas où elle est, et mon dernier séjour parisien était loin d’être consacré à la course à pied. (NDLR : Mathes adore les bières !)
Shuseth : Je n’ai pas testé la côte des Gardes. Cependant, je faisais pas mal de D+ dans la forêt de Versailles. Je ne partirai donc pas totalement dans l’inconnu !

 

Profil de la côte des gardes (via les étoiles du 8ème)

Profil de la côte des gardes (via les étoiles du 8ème)

– Running Solidaire : Avez-vous utilisé vos VFF pour autre chose que la course à Pied ? Pour quelle activité ?

Maya : Bien sûr !! En plus de mes sorties courses à pied, j’ai effectué 12 sorties marche. Celles-ci s’effectuait à un rythme tranquille, en ayant essentiellement pour but de m’habituer un peu plus aux Vibram et à profiter plus encore du plaisir d’évoluer ainsi chaussé.
Mathes : Non, pas du tout…
Shuseth : J’ai fait quelques randos cet été en Provence avec.
SebRom : Conduire et marcher, faire la sieste aussi 🙂 »

Ce partenariat d’ampleur se conclue donc par cette belle course de dimanche… N’oubliez pas ! Vous pourrez retrouver la Runnosphère après le Paris-Versailles !

Commentaires (4)
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Philippe
jeudi 22 septembre 2011, à 16:04
Joli travail d'itw et joli partenariat. Chapeau les gars et à dimanche !
Julien
vendredi 23 septembre 2011, à 09:18
Bravo de vous être lancé dans cette "transition" !
Comme SebRom je pense qu'introduire ce genre de changement dans sa pratique du running est complètement incompatible avec un objectif de compétition à une date précise (et rapprochée en plus).

Pour la majorité des coureurs je pense que les impacts sont trop importants pour s'imposer une date buttoir.
Il faut vraiment écouter ses sensations et ses envies, mettre de coté les Five Fingers de temps en temps pour laisser au corps le temps de récupérer, de se régénérer.

Je ne pense pas que l'on puisse faire une transition aussi rapide aussi brutalement ; surtout pour un coureur régulier qui sera "frustré" de ne pouvoir / devoir courir que quelques kilomètres ;)

C'est pour moi un changement sur le long terme. il sera très intéressant de suivre l'évolution, même après Paris-Versailles !
Mathes
vendredi 23 septembre 2011, à 12:25
Je suis completement d'accord avec julien, et je le dis bien dans la question : la pratique du minimalisme restera t elle dans votre pratique ? j'y répond NON, mais je ferai quelques km quand même, ça ne sera pas une pratique habituelle pour préparer une course, mais quand l'envie me viendra pourquoi ne pas faire une petite sortie avec, mais je ne vois pas l'intérêt de se forcer à en faire une pratique régulière.
sydoky
vendredi 23 septembre 2011, à 20:52
Bel interview :)
Bonne chance à vous pour ce Paris-Versailles en Vibram !
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