Course
La Runnosphère à l’assaut du semi de Paris
 
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Quelques membres de la Runnosphère avant le départ

Cette année, la Runnosphère était encore une fois bien présente à l’une des courses mythiques de Paris: le semi de Paris. De nombreux membres de la communauté étaient présents pour partir à l’assaut de la Bastille, et nombreux sont ceux qui vont faire tomber leur record personnel sur la distance. Voici des instants choisis, leurs moments forts de cette édition 2012.

Sandrine, on la refait en moins crispé (clic).

Sandrine avec son lièvre

A l’approche de l’arrivée, les photographes nous attendent pour la photo-souvenir du dernier km. Je n’arrive jamais à récupérer de photo de moi détendue. Sur chaque photo d’arrivée de course, je suis ultra concentrée et sourire est bien ma dernière pré-occupation. Je me dis que, cette fois, je vais tenter la relâche de manière à pouvoir récupérer une photo sympa. Genre, les bras en l’air ou le pouce tendu. Et bien pour cette année, encore raté!

Lorsque je franchis la ligne d’arrivée, je ne pense qu’à une chose : remercier Jean-Pierre d’être resté avec moi jusqu’au bout. J’arrête mon chrono mais ne regarde pas le temps affiché. Je suis tellement contente qu’on ait partagé cette course que, sur le moment, mon chrono n’est que secondaire. Puis, je regarde ma montre et là s’affiche : 1h 35′ 55″ Bonheur multiplié par 2 ! Non seulement il m’a soutenue, encouragée, aidée tout le long de ce semi, mais en plus il m’a permis de remplir ce contrat qui me semblait ambitieux, mais pas irréalisable.
Je revis rapidement ma course et je sais très bien que ce temps ne se serait pas affiché sur ma montre si j’avais couru seule. Les derniers km étaient difficiles musculairement. Je suis certaine que, sans sa présence et ses encouragements, j’aurai ralenti le rythme et serai donc passée au delà de 1h35…
Globalement,  sur ma course, et jusqu’à l’hôtel de Ville, les kilomètres défilent assez rapidement. On se laisse presque porter. Ca glisse tout seul. Fantastique ! Le retour vers Bastille mais surtout vers le Bois de Vincennes est moralement difficile. Vent de face, faux-plat. Il faut se battre pour ne pas lâcher. Pourtant, chaque année, je vis un truc très fort émotionnellement sur cette partie plus difficile du parcours. L’ambiance est, à chaque fois, extraordinaire :  je me sens portée par les supporters, les coureurs et les animations!
En bref, musculairement, la première partie (jusqu’à Hôtel de Ville) est ma préférée; émotionnellement, la deuxième partie (à partir d’Hôtel de Ville) est ma préférée.


Philippe, maillot à pois

Philippe, maillot à poids

J’ai apprécié particulièrement un moment dans la course, lorsque j’atteins le sommet de la côte de la rue Taine et ce virage à gauche avant de basculer dans l’avenue Daumesnil. Le public est très présent et l’étroitesse du passage prévu pour les coureurs m’a fugacement laissé la sensation d’être un coureur du tour de France au sommet d’un col.

Lorsque je franchis la ligne d’arrivée, un puissant mélange d’endorphine et de dopamine explose dans mon cerveau qui provoque une réelle sensation de bien être pour de longues minutes !
Globalement, ma course est un quasi sans faute. Comme à chaque fois depuis le début de l’année lorsque que j’ai un dossard sur le ventre, j’arrive à exploiter au mieux mon potentiel du moment et c’est une sensation furieusement agréable.


Delphine, oh punaise!

Delphine, l'art et la manière

Quand je passe la borne du 19ème, à ce moment là, je ne crois que j’ai jamais été aussi forte mentalement : « Punaise, je ne me suis pas arrêtée ailleurs qu’aux ravitaillements, je peux pas le croire… et ce n’est pas maintenant que je vais le faire! ».

Quand je franchis la ligne d’arrivée, une seule chose me vient à l’esprit : « Oh punaise!! »
Globalement, je suis super contente, et encore plus de la manière que du chrono!


Salvio, what else?

salvio, what else?

Une belle course, dans le cadre exceptionnel de la ville de Paris. Une météo optimale, les amis de la Runnosphere et  un bon chrono … Que demander de plus? What else?
Son récit sur son blog


Nicolas, n’est pas du genre à se laisser mener

Nico, ne se laisse pas mené

Au 18 kilomètre, le meneur d’allure 1h35 me rattrape et me dépasse. C’est un coup au moral. M mais finalement, cela me remotive pour accélérer et franchir la ligne en battant mon record. Grosse satisfaction à l’arrivée, je n’ai pas trop mal géré la course dans l’ensemble, même si, comme toujours, je pars un peu trop vite et du coup je rame un peu à la fin.
Son récit sur son blog


Grégo, arrêt au stand

Si il y a un moment que je souhaite partager, c’est celui où j’ai finalement transigé en m’arrêtant dans le bois de Vincennes pour me soulager. C’est la première fois que je fais cela dans une course. Et franchement je ne le regrette pas !
Lorsque je franchis la ligne d’arrivée, mon premier réflexe est de vite appuyer sur la touche STOP de mon Polar pour checker mon temps réel. Ouf !! Une poignée de secondes en dessous des 1 h 35. Finalement ma pause au stand du bois de Vincennes ne m’a pas fait passer au dessus, mais c’était tendu… (rires).
Globalement, en regardant ma course, je me dis que tout peut arriver. Les sensations évoluent très vite, tout est éphémère. On passe de l’euphorie à la souffrance, des bonnes sensations à des mauvaises, de l’espoir au désespoir (et inversement). C’est systématiquement le cas pour moi et c’est toujours une révélation à chaque course.
Son récit sur son blog


Greg, démarre sur les chapeaux de roue

Greg Runner

Je fais un départ très rapide, trop rapide. Rue de Taine, c’est le coup de bambous. Heureusement, mes supporters sont présents sur la route pour me recharger les batteries et m’aider à grappiller plusieurs secondes à mon précédent record.
Lorsque je franchis la ligne d’arrivée, je suis content, j’ai mal géré la course, mais j’ai tout donné. La seule honte que je peux avoir, c’est d’être parti trop vite, comme un débutant.
Globalement, c’est le genre de course que j’affectionne, notamment parce que j’y retrouve du monde. C’est un instant convivial comme je les aime.
Son récit sur son blog

Commentaires (4)
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CedGrun
lundi 12 mars 2012, à 00:20
Tu as oublié le plus rapide d'entre vous, même s'il n'est pas encore membre officiel de votre belle organisation :)
J'imagine que tu vois de qui je parle :)

En tout cas, bravo à tous pour ces perf !
only_and_lost
lundi 12 mars 2012, à 08:43
Bravo à tous
Sandrunning
lundi 12 mars 2012, à 09:43
Quel plaisir de relire ces lignes et de revivre, à travers ce compte-rendu, cette belle matinée !
Greg Runner
Greg
lundi 12 mars 2012, à 14:34
@CedGrun : C'est promis, dès qu'il aura rejoint la Runnosphère, il y aura ses comptes-rendus. ;-)
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