Course
Trail du Mont ventoux : regards croisés
 
4 commentaires

Johan (alias lexel) et Fabrice (alias runonline) ont couru le Mont Ventoux ce week-end. Le géant de Provence a tous les attributs nécessaires pour ceux qui recherchent le dénivelé, la technique, les paysages grandioses et des conditions météo pas faciles à gérer.

Fabrice est parti sur le format court (26,500 km et 1400 D+), Johan sur le long (46 km et 2800 D+). Le départ groupé permet aux garçons de se placer ensemble sur la ligne, rien de plus car le parcours exige un départ rapide des concurrents du format court qui désirent s’engager avant les bouchons  dans la montée en single située à 5 km !

Côté Fabrice, la course se déroule comme prévu, avec un contrôle cardio à 150/165 bpm de moyenne à ne pas dépasser. Il a promis d’être sage sur la première partie et s’y tient (pour une fois !). L’arrivée sur la crête est superbe et le Ventoux est plein soleil, il est 9h00 et ça chauffe déjà beaucoup. Au quinzième kilomètre, 1 litre d’eau a déjà été bu et il est tant de recharger la poche avant d’entamer la seconde moitié qui voit les deux groupes se séparer. Cela fait maintenant deux heures de course pour Fabrice, Johan est bien et pointe à 2h06 au ravito : jusqu’à là, tout va bien.

Mais, les moments d’euphorie durent rarement en trail et très vite, nos deux coureurs rencontrent les vraies difficultés du trail : ça descend de façon vertigineuse pour Fabrice avec de la roche taillée comme des lames de couteaux ; ça grimpe implacablement pour Johan qui commence à regretter le choix du 46…mais il est trop tard J

Sur le court, la descente n’en finit plus et Fabrice à le choix entre « cramer ses quadris » ou « exploser ses ischios »…hum, il choisit finalement les quadris et lâche un peu la bride (en fait, il n’avait pas le choix…). La grimpette du format long se transforme en calvaire lorsqu’arrivée au sommet du Ventoux, le parcours se poursuit à travers les pierriers coupants sans vraiment de trace…la pose de pied est exigeante ou alors c’est la chute. Quelques coureurs y laissent des cheveux, de la peau de genoux et un peu de poils de bras !

Après respectivement 3h00 et 7h00 de course, nos deux amis arrivent à la bastide de Pierravon, il reste encore 4 kilomètres mais ça grimpe encore un peu ! Ce sera le dernier coup de rein avant la délivrance sous un soleil de plomb en 3h34 pour Fabrice et 7h32 pour Johan.

Alors les gars, vos impressions ?

Fabrice : « mon plus beau trail sans doute depuis ma visite à Verbier mais je suis encore un jeune coureur et j’ai encore beaucoup de sentiers à parcourir. Je garderai de cette course le super week-end passer avec Johan et l’ambiance de kermesse incroyable de trail resté très sauvage et authentique. A faire absolument ».

Johan : « bon…ce trail picotte pas mal tout de même mais je dois reconnaître que j’aurai plaisir à revenir ici. D’ailleurs, comme Fabrice a récupéré son maillot du Paris-Versailles 2010 (bien mérité), je dois revenir le lui reprendre l’année prochaine sur le 26. C’est clair, ce maillot reviendra avec moi ! ».

 

Commentaires (4)
Trackbacks (1)
philippe
Mercredi 28 mars 2012, à 22:23
haha la runnosphère à l'assaut du mont chauve ! et de quelle manière ! (j'aime beaucoup les aventures du maillot du PV 2010. vivement le prochain épisode :))
julien
Jeudi 29 mars 2012, à 14:39
c'est sur que ça va motiver du monde pour le chipper ce maillot !
Beau moment de partage en tout cas.
Runonline
Jeudi 29 mars 2012, à 14:54
@julien : venez, venez,...à partir de 3 membres de la Runnosphère sur le 26 km, je mets en jeu mon maillot collector de la 1ère SaintExpress...
julien
Jeudi 29 mars 2012, à 14:59
tu parles du maillot gagné après des heures d'effort dans la neige et la glace et par -8°c ?

T'as de la chance que j'ai le même, sinon je serais déjà inscrit pour 2013 (et 2014 au cas où) !
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