Portrait
Julien, mangeur de cailloux
 
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1273531_10151918933419445_1003717377_oJulien : qui est-il ?

Rueillois de 37 ans localisé entre les bords de la Seine et le bois de Saint Cucufa, Julien travaille pour un opérateur télécom et est l’heureux mari d’Elodie. Ils ont ensemble trois filles de 3, 6 et 8 ans.

Julien et son blog

Julien aime bloguer parce qu’il aime partager. Son premier blog djozikian.com avait pour thème l’organisation de son mariage puis la naissance de ses filles. Mais bien vite, le côté instantané de Facebook a pris le dessus pour le partage de photos et il ne restait sur djozikian.com que des articles sur le sport.

« Mangeur de cailloux » est donc né en 2012. Vous vous demandez sans doute pourquoi un tel nom. Voici donc la réponse, en français dans le texte, aussi délirante que mystique, lors d’un échange avec la Runnosphère :

« Salut les runbloggeurs, Cela fait quelque temps que l’idée me turlupine et je suis à 2 clics (où presque) de sortir tous les billets qui parlent de sport de djozikian.com pour un nouveau blog dédié. je vous propose donc un petit brainstorming pour m’aider à trouver le nom. »

« Si j’ai bien compris: – la Runnosphère peut acheter la TTT pour 15 euros – les mots clés utilisés pour tomber sur le blog de julien sont « bain de mousse » et « drague à Toulouse » – et qu’il veut être sponsorisé par Nutella… »

« Non ce qu’il fallait comprendre en condensé : Julien drague à Toulouse et pour 15€ il fait une … au nutella ! La runnosphère et le TTT n’y sont pour rien 😉 »

« Et c’est le mec qui habite à Susville qui parle… »

« MangeurDeCailloux ça t’irait bien 🙂 »

« Je suis fatigué, j’ai lu thème et biture, je voyais pas le rapport. »

Comprenne qui pourra !

Julien et le sport

« Le sport en général, j’ai la chance d’en avoir fait depuis toujours, en touchant à plein de trucs. J’ai par exemple adoré l’escalade ; plus pour le « geste » que la montagne d’ailleurs. Bon, il y a aussi le ski « Freeride » à l’époque où ça ne s’appelait pas encore comme ça… »

Julien avoue un faible pour le ski « avec de la poudre jusqu’au nez de préférence 🙂 En plus quand tu as la caisse grâce à la course à pied et un peu de technique, c’est juste terrible et les sensations de vitesse et de glisse sont incomparables. ». Il ne dirait d’ailleurs pas non à un petit trip en Colombie britannique, où l’on trouve apparemment la poudre la plus légère du monde !

Julien et la course à pied

La course à pied lui est venue assez tard, d’abord pour compléter les sorties hebdomadaires de VTT, avant de l’éclipser presque complètement. « Je ne sais même pas ce qui m’a fait basculer à ce point du coté de la course et de la boulimie de kilomètres que j’ai en ce moment. Ca s’est fait assez naturellement. J’ai pu faire plus ou moins ce que j’avais envie, sans trop prêter attention à ce qui se faisait autour de moi mais en prenant surtout mon temps. »

Lorsqu’on lui demande ce qu’il conseillerait aux novices qui souhaitent se lancer dans la course, Julien répond : « Prendre le temps de progresser sur l’ensemble de sa pratique : vitesse, endurance, solidité. Je n’aime pas voir les gens finir des courses dans un état épuisé. Bien sûr il faut parfois se dépasser, mais il faut respecter son corps, ne pas se blesser. Surtout en trail. Si tu mets un mois pour te remettre d’une course longue, que tu finis blessé (et pas à cause d’une chute), c’est que la marche était trop haute, que la prépa était peut-être un peu juste. Il faut garder le plaisir. Sur ces 2 dernières années, j’ai fait 3 trails identiques sur le papier (Nivolet-Revard / Ardéchois / Passerelles du Monteynard : environ 50k / 2500m de D+) mais à chaque fois des conditions météo très différentes (conditions top / neige / chaleur) et des expériences accumulées vraiment complémentaires. Il faut prendre le temps d’acquérir cette connaissance de soi, des terrains, avant d’aller plus loin, plus vite, ou de revenir sur des formats plus courts, ou la route pour « vraiment » courir ! »

Après déjà toutes ses expériences, que peut désirer Julien côté course ? « Un ultra en montagne, mais pas trop long. J’attends juste d’en avoir vraiment envie. »

Julien et ses chronos

Modeste, Julien se situe « peut-être en haut du tiers du peloton. Ça fait encore beaucoup de monde devant ». Il a commencé tard et doit sa progression à un entraînement méthodique, son péché mignon. « Je crois même que je ne sais pas courir sans objectif ni le plan qui va avec. Cela m’occasionne de jolis nœuds au cerveau, mais je fais quasiment mes plannings moi-même, en récupérant des trames ou des bonnes idées à droite ou à gauche. Si pour les courses sur route ça reste presque simple (la « discipline » est ancienne et si on prend son temps de progresser et de suivre les bonnes méthodes classiques, avec un entraînement régulier, on atteint vite un niveau correct).

Mais pour le trail il y a beaucoup de pistes. Surtout pour le trail long (je pense que le court, (moins de 30km, peu de D+)  doit pouvoir se préparer quasiment comme un cross long 😉 Il faut courir, c’est sur, mais aussi gérer le terrain (qui malmène le haut du corps qui doit rester gainé), encaisser les descentes qui cassent les fibres musculaires pour pouvoir relancer sur le plat, travailler les cuisses pour monter vite. Et aussi gérer la durée avec l’alimentation. De quoi attiser la curiosité… »

Julien et son quotidien

Comment un homme peut-il gérer un boulot + une femme + 3 filles + un blog + une large pratique de la course à pied ? La réponse : avec la technique du sparadrap (qui évoquera sans doute quelques souvenirs aux lecteurs de Zatopek). « J’ai des horaires « de bureau » assez classiques. Les créneaux dispo pour courir sont donc faciles à trouver : le matin avant d’aller bosser, le midi si le boulot le permet et le soir. L’idée est d’empiéter le moins possible sur la vie de famille. Je ne sors donc quasiment jamais le soir. Il reste le midi pour voir un peu le soleil et les collègues qui courent, ainsi que le matin. L’idée, c’est qu’il faut être rentré vers 7 heures pour la douche, préparer le petit dej’ et les filles. A partir de là c’est simple : plus tu veux courir longtemps, plus tu te lèves tôt. »

NDLR : selon certaines sources, tout ceci ne serait que des mensonges et ce serait en réalité sa femme qui gère tout.

Julien et la Runnosphère

« Ancêtre » de la Runnosphère, Julien apprécie cette association uniquement parce qu’elle lui permet de tester toutes les paires de chaussures qu’il veut. Ah non, pardon : « La Runnosphère, je l’aime pour les gens surtout. Leur passion pour le sport, et les échanges. C’est une remarquable source d’inspiration. Et quel que soit le niveau des « performances de fou » L’important, c’est l’investissement que chacun y met, tout en le rendant communicatif par des idées d’entraînement, des récits de course. Même si c’est très compliqué de se libérer (y compris pour moi), que l’on a tous nos planning pro / perso / de course j’espère que l’on pourra se rencontrer, sur une course, un off. »

Portrait réalisé par Carole, du blog Love, life, running.

Commentaires (8)
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Fredrun
jeudi 31 octobre 2013, à 20:58
Sympathique portrait et bravo pour jongler vie pro, vie de famille et sport !
Julien
vendredi 1 novembre 2013, à 12:07
Merci Carole ;-)
Jean-Guillaume B.
dimanche 3 novembre 2013, à 23:40
Superbe portrait.
Lolotrail
lundi 4 novembre 2013, à 07:06
Manquerait plus que madame se mette à courir et là, c'est foutu ! Joli portrait, merci Carole.
Fanny (Trail&CO)
lundi 4 novembre 2013, à 15:07
Arf j'ai toujours pas trop compris comment est venu "Mangeur de cailloux" !^^ Très beau portrait :-)
Thepinkrunner
lundi 4 novembre 2013, à 15:22
Très attachant et très sympa, comme le personnage ;-)
Julien
lundi 4 novembre 2013, à 15:34
@Fanny (Trail&CO) : t'inquiètes. moi non plus ;)
Lexel
lundi 4 novembre 2013, à 21:37
Sacré juju :-)
franchement Cucuffa-running je trouvais ca plutot sympa^^
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