Portrait
Jean-Christophe, baba de sport
 
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photo JC 1A chaque fois que j’ai rencontré Jean-Christophe, j’étais reparti avec l’impression qu’il « transpirait » le sport. Mais je vous rassure, c’était sans risque olfactif !

En plus, moi, j’aime le sport… Alors discuter avec un champion (d’Europe de VTT. Eh oui, quand même), forcément c’est un peu intimidant.

Eh bien je peux vous dire que j’ai vite été mis à l’aise, par quelqu’un qui reste imprégné par le haut niveau, la performance, mais toujours  motivé par le partage de son expérience. C’est ce très sympathique champion que je vais essayer de vous faire découvrir sous la forme d’un petit interview arrangé à ma sauce (sans gluten bien sur 😉 )

Pour commencer, rien de tel qu’un petit « état civil » et les chiffres dont on raffole tous :

Notre demi Baba à 47 ans (donc bientôt un changement de catégorie pour assurer encore plus facilement les podiums faute de concurrents!), un bon rapport poids-puissance… et une FC au repos finalement pas si basse pour un ex-VTTiste (38).

Et comme dans la vie il n’y a pas que la course à pied, JC « organise » des salons : le Mondial de l’Auto, et aussi le salon du cycle et de la moto. Un job pratiqué aussi par passion, pour les rencontres, les échanges avec les gens comme vous pouvez le voir lors des #PRP où il partage volontiers ses bons tuyaux d’entrainement ou de cuisine à qui l’aborde avec simplicité et honnêteté.photo JC

Ensuite, il nous faut un petit flashback…
Le sport, JC est tombé dedans dès l’enfance, en commençant par le vélo (sur route), le triathlon et enfin le VTT pour donner ça :

Champion d’Europe, de France, 2ème d’une finale de Coupe du Monde, vainqueur et deux fois 2ème du Roc d’Azur, trois fois vainqueur de la Transjurassienne, une fois de la Forestière, 2e du Tour VTT, sélection aux JO d’Atlanta (c’est bon vous pouvez souffler!)

Et histoire de Corser un peu l’affaire, Il a ajouté 4 gamins à tous ces trophées (ce qui, selon mon expérience, n’est pas forcément le truc le plus simple à gérer…)

Mais ça, c’était avant ! Alors, le vélo, c’est fini ?

Mais non : il y a vélotaf ! Pour  JC, c’est LE meilleur moyen de transport pour profiter de Paris sans la subir, et caser en douce quelques séances d’endurance ou de récup  afin de compléter son sport numéro 1 : la course à pied !

Et la course, c’est trop facile par rapport au vélo ; c’est aussi pour ça qu’il l’a choisi : pas de matos à préparer, pas de sorties qui durent des heures (quoique…) Et pour faire une compétition, il le dit si bien : « un débardeur, un short, une paire de running, des soquettes, 4 épingles et le tour est joué !  »

Bon, de mon coté,  j’ai quand même l’impression qu’il replonge la tête la première… Des années de pratique du haut niveau ne s’oublient pas !

Il l’annonce d’ailleurs clairement :

« Le sport, et plus particulièrement les sports dehors, font partie de moi depuis toujours.
J’aime pratiquer, j’aime m’entraîner, être à l’extérieur, sentir le vent, voir la nature évoluer et puis plonger dans mes pensées : un mélange de concentration et d’aimer laisser mon esprit vagabonder. Je ne cours jamais avec de la musique par exemple. Encore moins si j’ai « de la qualité » à faire. »

Mais les footings simples, ou un fractionné de temps en temps, vous vous doutez bien que ce n’est pas vraiment la tasse de jus d’herbe de thé de JC.

Alors causons un peu « entrainement »

Il lui faut un objectif, et donc le plan qui va avec pour faire tourner le moteur de la motivation. Et là encore la passion du sport est omniprésente :

« J’aime aussi l’entraînement. Je n’ai pas plus souffert que cela par exemple, de l’annulation de New York en 2012. Ok, je regrette de ne pas l’avoir couru, mais se dire « ouhlala tous ces sacrifices pour rien », non ! Pas moi ça ! »

Quand je vous disais que Jean-Christophe transpirait le sport, c’est un vrai ressenti. Il suffit de lui poser des questions sur sa façon d’aborder l’entrainement, les séances. Avec une course programmée dans 2 semaines ou dans 6 mois, il laisse peu de place au hasard pour pouvoir donner le meilleur de lui-même :

« C’est vrai que le dépassement de soi a toujours été une source d’inspiration pour moi. J’aime sentir le progrès, construire et atteindre mes objectifs. J’aime les sports où une bataille « contre » soi-même devient « pour » soi-même ! »

Et pour ça, il y a bien sur les plans, les % de vma, la FCmax. Mais il va beaucoup plus loin, emporté par un mélange de passion et de curiosité, pour essayer de comprendre comment le corps fonctionne, pour progresser encore.

Vous pensiez être un pionnier avec votre tout nouveau GPS?

Et bien à 15 ans notre demi-Baba surveillait ses entrainements avec un capteur de pulsations clipsé, relié à un fil à son oreille pour mieux ajuster ses séances de fractionné !

Mais pas question pour autant de devenir  un esclave de cette technologie. Alors rien de tel qu’un bon conseil :

« Je préconise d’être extrêmement à l’écoute de ses sensations. L’esclavage du GPS, je suis contre. J’entends des coureurs s’abstenir de faire leur séance si la batterie de leur outil tombe en panne… Je trouve ça fou ! Je dis toujours que ce qui compte, ce n’est pas ce que la montre écrit, mais bien ce qui s’inscrit dans ton corps. Parfois, ne pas regarder sa montre constitue un vrai entraînement qualitatif! »

Mais tout ça, c’est sur le bitume ou les sentiers ?
photo JC 3

En bon parisien (à tendance corse-basque-alsacienne c’est vrai…), JC court en ville, parfois long du canal de l’Ourcq, mais vous le trouverez avec plus de chance dans le Bois de Vincennes. Mais son passé de VTTiste lui fait aimé aussi les sentiers et la terre. Alors route ou trail ? Surement les deux !

La route pour la vitesse, le contrôle, et sa mesure précise de sa performance, de sa progression !

Le trail, pour la nature, l’effort tout aussi intense, un sport très proche, mais avec aussi beaucoup de choses à découvrir pour s’y préparer, pour adapter son corps. Et j’ai l’impression que cela passionne notre bloggeur-runner tout autant que d’améliorer de 2′ son record sur marathon !

Et puisqu’on en vient à parler de blog… BabaOrun.com, la Runnosphère… ?

Pour les discussion, les échanges, les amis et rencontrer d’autre passionnés comme lui ! C’est sa vision d’un sport individuel qui n’a jamais été aussi collectif. JC s’est laissé prendre dans les mailles de Dailymile, puis de la Runnosphère.

« BabaOrun : cette alliance de l’écrit, de l’image, de l’amitié, du partage et du sport. Une façon logique de bâtir un projet commun avec Anne-Laure, ma compagne, co-auteure de notre blog running à quatre jambes. »

C’est cet univers que j’espère vous avoir fait découvrir, et peut-être donné envie d’en savoir un peu plus. Alors rendez vous sur BabaOrun 😉

Commentaires (1)
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Fredrun
lundi 20 janvier 2014, à 18:33
Bravo, quel bel athlète ! Comme quoi, la runnosphère et le haut niveau ça ne fait qu'un ! ;-)
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