Portrait
Bastien, l’autre nom de Djailla
 
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bastienBastien, le portrait « J’aimerais bien pouvoir me téléporter. Pas pour gagner des courses, mais plutôt pour voir le monde et aller où je veux quand je veux ! »

Bastien, Bastien, ça ne vous dit peut-être pas grand-chose. Enfin pas précisément. Normal car son nom de scène pour la Runno, c’est Djailla. Un nom qu’il puise dans sa jeunesse ; un vieux pseudo qu’un pote du collège a inventé. « Au moment de me créer une identité numérique, il m’est revenu, j’aime sa consonance, et je l’ai donc gardé. »

Djailla-Bastien, parigot (mais pas pur jus puisque d’origine bourguignonne, donc pas si tête de veau que ça !), a 32 ans et son envie de bouger ne date pas d’hier.

Enfant, avec papa, maman et sœurette, il a pas mal traîné ses savates en montagne. Il faut dire qu’il a des accointances dans les Alpes et le Jura, forcément c’est plus chouette que de randonner sur la butte Montmartre.

Mon dieu que la montagne est belle !

Comme la montagne ça vous gagne (ouais, elle est facile mais bon..), Bastien-Djailla a prétexté des études pour poser ses valoches à Grenoble.

A lui, ski à gogo mais aussi escalade, canyoning et via ferrata.

A lui aussi… les blessures (Bastien rappelle qu’il a une cheville fragile, c‘est hyper tendance apparemment !).

Monter, monter… à Paris

Puis Bastien est revenu à Paris, où il vit et bosse maintenant. Pour garder la patate, il va au travail à vélo. « Je suis un cycliste assidu. J’ai compté parmi les premiers abonnés du Vélib et j’en fus utilisateur dès le premier jour. » Depuis Bastien a opté pour son propre vélo, avec lequel il se rend au travail, 14 km AR chaque jour, allez hop !

Modestement, il confie pourtant : « Je n’ai jamais été vraiment ‘sportif’ [pouah lala, comment je ne le crois pas !!!, ndlr], mais depuis mon arrivée à Paris, et pour compenser mon manque d’activité sportive extérieure, j’ai décidé de me mettre plus sérieusement aux sports d’endurance. »

Nous y voilà !

Paris, rejet ou amour ?

Bastien apprécie sa vie parisienne, bien qu’il y soit retourné uniquement pour des raisons pro. Mais, mais, mais… c’est à Paris qu’il a rencontré sa future femme (une vraie Parisienne). Donc il a apprivoisé la Capitale et maintenant il avoue volontiers :

« J’aime l’activité de cette ville, toujours en action, en mouvement, et qui concentre beaucoup de choses. J’aime la possibilité d’aller partout et assez facilement en train / avion / métro.

Par contre, assez rapidement j’étouffe. Si je n’ai pas mon week-end mensuel au vert, je deviens fou, tourne comme un lion dans une cage ! » 

On est tous pareils alors ?

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Les terrains de jeu de Djailla-Bastien

Bastien s’entraîne surtout à l’heure du déj avec des collègues à Suzanne Lenglen (à Issy-les-Moulineaux, dans l’Ouest parisien). Outre une championne de tennis, Suzanne Lenglen c’est aussi un parc et un stade avec une piste de 400m, un grand tour de 2,5km et, comble du luxe, des vestiaires publics.

Il lui arrive aussi de s’encanailler en des lieux plus boisés tels les bois de Boulogne et Vincennes, ou le parc de Saint-Cloud.

Mais rien de mieux que les collines ou les montagnes  de ses lieux de villégiature. Bref, vous l’aurez compris, Bastien aime quand ça grimpe ! En plus d’être un coureur-blogueur, c’est selon toute logique, un traileur aguerri.

Le geek a réveillé le coureur et vice-versa

Mais revenons quelques années en arrière. Aux origines du monde de Djailla…

En 2006 (Bastien avait donc 24 ans, ah ben oui, ça nous rajeunit pas), alors que Nike et Apple sortent le kit Nike+iPod, l’ingénieur geek se laisse tenter. C’est à cette époque que Bastien lance son blog, et ce gadget de quantified-self lui permet de suivre son évolution et de partager son expérience.

De toute façon, pouvoir mesurer ses perfs, il adore. « J’ai plein de montre GPS, donc la Suunto Ambit 2S que je préfère. Je synchronise mes données sur une foule de services. En revanche, je ne suis pas accro à l’analyse post-course. Mes traces GPS sont plutôt la mémoire de mes activités, une sorte de carnet de bord. »

Le partage justement, parlons-en !

Quid de Madame Djailla, son amoureuse ? Après quelques tentatives de running qui à l’époque n’avaient rien réveillé de réellement trippant, Madame Djailla semble dernièrement voir surgir un regain d’intérêt pour la course à pied (et Bastien me ponctue sa phrase d’un joli smiley content ! Je dis ça, je dis rien…).

Les 3 P de Bastien : Pratique, Passion et.. Pastrop

Madame Djailla, elle aussi (je me sens moins seule) réclame parfois de la modération ! « Elle apprécie le fait que ma pratique n’empiète pas sur nos moments à deux, j’essaie au maximum de m’entraîner à l’heure du déjeuner. Et cette pratique me permet d’être plus détendu et plus serein. »

Comme nombre de conjoint(e)s, Madame Djailla encourage Bastien quand il faut «  mais je ne l’obligerai jamais à me suivre sur une SaintéLyon par exemple ».

Le running c’est la passion de Bastien, et il s’efforce de la vivre avec sagesse, car «  elle ne doit pas prendre toute la place », dit-il.

Le moment des vœux

  • Un super pouvoir d’un coup de baguette magique « J’aimerais bien pouvoir me téléreporter  Pas pour gagner des courses, mais plutôt pour voir le monde et aller où je veux quand je veux ! »
  • Un lieu où Bastien aimerait vivre « Question difficile. J’ai beaucoup apprécié Grenoble, mais j’y étais étudiant. Annecy me plaît, mais c’est une petite ville. Lyon, car c’est en Rhône-Alpes, mais c’est aussi une capitale avec beaucoup d’inconvénients. Bref, pas d’endroit idéal, mais comme je le disais plus haut, la téléportation serait la solution à tous mes problèmes ! »
  • Un plus pour ton blog « J’aimerais pouvoir arrêter le temps pour écrire des articles 😀 »

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Quand Bastien fait les courses

  • La course qui l’a le plus ému fut le Quechua Tour des Fiz, une vraie course de montagne, 4000m de D+, des sentiers et des paysages magnifiques, et surtout une expérience partagée avec Greg du départ à l’arrivée ! 11 heures de course en duo : une expérience magique,  qui s’est vraiment bien passée.
  • La course qui lui a le plus plu est bel et bien la fameuse SaintéLyon. Je l’ai faite en solo en 2011, et ce fut pour moi une course idéale ! Départ avec plein d’amis, une gestion de course très bonne, des sensations nickel et un résultat à la hauteur des efforts fournis à l’entraînement. L’aboutissement d’une belle évolution.
  • La course qui lui donne le plus envie est l’UTMF (Ultra Trail de Mont Fuji). Même si je ne suis pas un fan absolu du Japon, cette course me fait rêver par son côté exotique, à l’autre bout du monde, autour d’une montagne mythique et sur une distance d’ultra. Je suis encore loin de pouvoir me lancer un tel défi, mais j’aime l’idée de découvrir un pays avec une course.


Bastien en performances et en défi

Le challenge de Bastien à lui-même : descendre sous les 40’ aux 10km – « J’y suis presque », dit-il avec ses 40’35’’. Allez, prochain 10km, on va tous encourager Bastien !

Mais la montagne n’a jamais vraiment quitté Bastien. Dénivelé et distance sont les gros moteurs de sa motivation (il a notamment fait les 80km de l’Eco-Trail de Paris et 4000 D+ sur le Tour de Fiz). « Je ne fais pas la course au chrono, je préfère le trail. 

Je suis très fort en coup de bâtons ! Greg pourra confirmer, ayant été la cible d’au moins trente coups en 11 heures ! »

Sa course fétiche demeure la SaintéLyon qu’il a parcourue déjà cinq fois, à plusieurs ou tout seul.

La mode du running, il en pense quoi ?

« Du bien et du moins bien. J’aime l’émulation et l’envergure que prend la vague running. Mais elle apporte aussi son lot de mauvaises pratiques. Je vois trop de coureurs qui se blessent, se lancent des objectifs trop ambitieux, qui trichent, râlent, disent c’était mieux avant…

Pour le trail, c’est presque pareil, la foule afflue, parfois même trop, et j’ai peur que les réflexes des routards n’envahissent le monde du trail. Combien de fois ai-je dû m’arrêter pour ramasser un tube de gel sur l’Eco-Trail cette année. Je pense qu’il faut aussi imaginer cette pratique hors de la compétition, dans un objectif de découverte et de plaisir. »

Course des allumés - Instagram

Djailla et la Runno

Pour Bastien-Djailla, la Runnosphère représente avant tout le partage : « C’est tellement fort de toujours avoir un ami au départ d’une course, sur le parcours, de pouvoir partager cet effort et ensuite échanger avec cette communauté. Des échanges qui s’étendent aussi à d’autres coureurs pendant les Pasta Running Parties. » 

 

 Portrait réalisé par Anne Laure de babaorun 

Commentaires (2)
Trackbacks (0)
Clem Running
mercredi 23 avril 2014, à 22:51
Super portrait ! C'était un plaisir de te rencontrer sur les terrils raismois Bastien ;)
Greg Runner
jeudi 24 avril 2014, à 14:54
Magnifique portrait!
Et je confirme pour les coups de bâtons!!
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