Portrait
Jean Guillaume … le masculin d’endomorfun
 
Pas de commentaire

EndomorfunJG-trailCtadellesA mon tour de tirer le portrait d’un petit nouveau de la Runnosphère : il s’agit de Jean Guillaume, alias Yoyo pour les intimes. Bienvenue dans son univers, celui de la course à pied et du dépassement de soi.

Une famille de sportif
On ne naît pas sportif, on le devient

Jean Guillaume naît un beau jour de 1967, l’année du « summer of love » comme il le dit, dans le Val-de-Marne. Avant de déménager sur Paris pour raisons professionnelles, il a vécu 32 ans dans le sud Ouest de la France vers Toulouse notamment. On le considère d’ailleurs comme un gersois et non pas comme un Parisien même si cela fait 17 ans qu’il réside dans la capitale. Ce n’est pas trop sa tasse de thé Paris quand même, mais le côté professionnel a pris le dessus sur ses envies. S’installer à Paris fut pour lui un bon choix, cela lui a permis de trouver un travail dans les technologies internet.
Enfant, parent et frère, Jean Guillaume endosse tous les rôles. Il a un fils de 18 ans, étudiant à Nantes. Il a aussi son épouse Anne-Claire qui rédige de nombreux articles pour son blog et avec qui il partage sa passion pour la course à pied. Il fait aussi de nombreuses courses avec elle, notamment la SaintéLyon en 2014 et leur premier ultra marathon en Islande.
Il n’est pas le seul sportif de sa famille, son frère est marathonien et sa soeur ancienne championne féminine militaire de natation.

Jean Guillaume a de nombreuses qualités mais celle qui se démarque le plus des autres est sa persévérance. Quand il a une passion, il se donne beaucoup, un peu trop même. Pendant 30 ans il a joué de la musique. C’était son moteur, sa joie de vivre. Mais cette passion a pris beaucoup de place dans sa vie, à un point ou il s’est rendu compte que cela le dévorait un peu trop. Puis est arrivée la course à pied …
Jean Guillaume a un vrai caractère mais il peut se montrer très sympathique aussi. Un jour une fille lui a dit « tu es aussi compliquée qu’une fille », qu’est-ce que cela peut bien dire ? Qu’il est compliqué et pas toujours facile à vivre mais à la Runnosphère on l’aime quand même.

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Ses débuts en course à pied

Sur le blog de Jean Guillaume, on peut lire « Au départ, il y a Jean-Guillaume, 45 ans, 104 kg, 22 ans de tabagisme, 30 ans de pratique musicale rock’n’roll, cadre supérieur chez un opérateur de télécommunications ».
En 2012, un drame touche sa famille et fait ouvrir les yeux à Jean Guillaume. Il doit reprendre sa vie en main et arrêter de fumer. Cependant, il faut d’abord qu’il perdre du poids. C’est le début d’un nouveau combat pour Jean Guillaume, combiné à un régime hypocalorique, il se lance dans la course à pied.
Il apprend à courir à 45 ans, perd 32kg, commence le fractionné et s’inscrit à sa première course officielle, les 20km de Paris sur un coup de tête. Un bon coup de tête selon moi, il se fait aider en parallèle avec un hypnothérapeute pour arrêter de fumer et se sert de sa course à venir pour se battre contre l’envie de reprendre la cigarette. Il bouclera les 20km de Paris en 1h50 alors qu’il voulait faire 2h15. La machine est lancée… Il se blesse et pense que son mois et demi d’arrêt va le pousser à retourner vers la cigarette mais non, il n’a qu’une seule envie, celle de courir à nouveau..

La course lui a permis de se structurer et de structurer sa vie. Cela lui a permis de reprendre une hygiène de vie meilleure mais aussi de faire du sport régulièrement. La course à pied lui apporte pleins de bonnes choses. Quand il était gosse, il ne supportait pas se promener dans la nature, il est maintenant un amoureux des grands espaces et ne rêve que de trail et de gadoue. La course à pied lui a aussi permis de devenir plus sociable, il est un fervent du « dans la sueur et l’effort, on est tous proches ».

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Une discipline maîtrisée

Jean Guillaume s’entraîne avec Urban Running à raison d’au minimum 2 séances par semaine soit de la VMA, soit des côtes, soit de la PPG, soit du seuil. A cela il ajoute du vélo, du home-trainer, du VTT et de la natation. Il est assez polyvalent au final.
Sa semaine running est réglée comme une horloge : footing le matin avant le boulot ou entre midi et deux avec ses collègues. Il inclut une séance sur piste ou PPG le mercredi soir et une autre le samedi matin. Le dimanche, il fait une sortie longue dominicale avec sa moitié. A cela, il ajoute des séances de vélo et de natation. Beaucoup de ses collègues courent, ils leurs arrivent même de faire une réunion de travail en courant, un concept plutôt innovant la Run-nion. Bref, vous l’aurez compris, Jean Guillaume est entouré de coureurs dans sa vie de tous les jours.

Jean Guillaume est définitivement un traileur même s’il aime la route aussi. La route lui permet de travailler son foncier, sa vitesse et d’aller chercher le chrono. Ses entraînements sont d’ailleurs très structurés ce qui lui permet de mettre toutes les chances de son côté le jour de la course.

Rejoindre la runnosphère est pour lui une chance de rencontrer de nouveaux coureurs qui partagent sa passion. C’est pour cela qu’il n’a manqué aucune Pasta Runnig Party de la Runnosphère l’an dernier sur Paris. Il espère que la runnosphère sera une aventure humaine avant tout et qu’il rencontrera de nouvelles personnes, sur les courses comme ailleurs.

Jean Guillaume court le monde

Depuis qu’il a commencé la course à pied, Jean Guillaume a couru 24 courses dont une dizaine en 2014. La course qui l’a sûrement le plus marqué fut l’ultra marathon du Laugavegurinn (55km et 1800mD+) en Islande en 2014 avec sa chérie. Il décrit la course comme magnifique parce que l’Islande est l’un des plus beaux endroits au monde et qu’il a eu la chance de partager cela en amoureux. Ce fut toute une aventure. La Saintélyon fut aussi une belle expérience malgré une envie de se « calmer » après et de prendre du temps pour soi, du repos. La gadoue, il n’en pouvait plus.
Il s’est donc lancé dans une nouvelle aventure après du repos, celle de son premier marathon à Rome en 2015. Une belle expérience en ce début d’année et Jean Guillaume sera à nouveau sur du long en octobre avec la grande course des Templiers.

Jean Guillaume ne connaît pas la défaite et il n’a jamais du faire face à l’abandon. Il n’a pas de pire souvenir de course même s’il y a eu des moments durs. Selon lui, il est encore trop jeune dans cette discipline et apprend sur lui-même à chaque course.
Sur le long terme, il rêve de voyages et de grands espaces. Avec l’Ultra Trail d’Angkor au Cambodge en 2016 (128km) et peut-être la Diagonale des Fous en 2017 pour ses 50 ans ou encore le Fire & Ice en Islande (250km en 6 jours), Jean Guillaume n’est pas prêt d’arrêter de bouger mais toujours avec les baskets aux pieds…

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Portrait chinois amélioré

Ton coureur/coureuse préféré :
Peut-être Nathalie Mauclair. Il y a tellement de super-héros dans le trail running mais elle, c’est une mère de famille quadra qui devient championne du monde d’ultra en quelques années. Elle m’hallucine totalement. Globalement, je suis plus impressionné par des femmes en trail : Anna Frost, Emelie Forsberg, Emilie Lecomte, Aurelia Truel qui nous a coaché … des vraies Wonder Woman.

Ta montre GPS :
Vaste sujet pour un geek comme moi. Actuellement, la Suunto Ambit 3 peak, sur les conseils de certains de la runno qui se marraient de me voir galérer avec certains modèles récents d’une autre marque.

La course qui te fait rêver : La diagonale des fous

La course qui te fait peur : La diagonale des fous

Ta citation favorite :
« La glace c’est dans la tête (Saintélyon 2013). La boue c’est dans la tête (Saintélyon 2014) » Julien du blog « Mangeur de cailloux« , un grand cérébral donc.

Ta paire actuelle en trail :
Saucony Xodus 4 alternée avec Hoka Rapa Nui 2

Ta paire actuelle en route :
Saucony Zealot Iso pour les courses. Mais je tourne avec 6 paires entre des Sauco, des Brooks et des Hoka.

Ce que tu préfères en course :
Se servir du trail pour découvrir des paysages magnifiques, y compris dans son propre pays.

Ce qui t’énerves le plus en course :
Les départs sur-peuplés des courses parisiennes. Mais globalement, la course à pied me calme plus qu’elle ne m’énerve.

Ce qui pourrait te faire arrêter de courir : A part une blessure incurable, je ne vois pas.

Et pour finir, tes meilleurs chronos :

10km : je n’ai jamais fait de 10km sur le plat, donc 46 mn à Issy les Moulineaux. On verra aux 10 km de l’Equipe en juin.

Semi : 1h46 (Paris 2013, jamais refait de semi depuis), 1h35 au 20 km de Paris.

Marathon : 3h50 pour mon seul et unique pour le moment.

Portrait réalisé par Aurore du Blog de mademoiselle

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