Portrait
Maya … l’abeille qui court
 
1 commentaire

00_Maya_PortraitPas facile pour moi de prendre le clavier pour vous conter le portrait de ce membre de la runnosphère. Celles et ceux qui on l’habitude de passer par là chaque fin de semaine à l’occasion du programme du vendredi, savent à quelle point il adore « raconter » des histoires, aussi en guise d’introduction, il vous propose une petite histoire.

Nous sommes le vendredi soir, tranquillement installé sur son canapé, il regarde la télé, un reportage animalier sur la chaîne National Géographics. Il adore cette chaîne, les reportages sont particulièrement bien filmés et toujours intéressants.

Au programme ce soir, un reportage sur les abeilles et sur une abeille plus particulièrement. La caméra s’approche doucement de l’abeille en question… Bien qu’habitant en milieu urbain, c’est dans les coins de nature ou dans les grands espaces qu’elle est à l’aise. Cette abeille n’aimant pas être observée ou n’appréciant guère être lecentre d’intérêt, elle préfère de loin mettre les autres en avant et partager ainsi avec eux. Lorsque l’abeille a su qu’on allait lui consacrer à son tour un portrait, elle a quelque peu hésité à se prêter à l’interview, car timide, l’abeille n’aime pas parler d’elle.
Mais finalement, elle a accepter de jouer le jeu.

L’abeille est butineuse

Avant de courir, Maya c’est essayé au judo pendant plusieurs années mais se retrouvé allongé au sol, avec les fesses de son adversaire au dessus du visage n’était vraiment pas sa « vision » du sport. Puis il a apprécié la sérénité et l’esprit de respect du karaté. Et le roller est entré dans sa vie en passant par Montparnasse puis le trocadéro. Et c’st ainsi qu’est née Maya.

« à l’époque je pratiquais le roller avec un polo rayé jaune et noir et comme le dessin animé Maya l’abeille passait à la tv (on était alors dans les années 80), c’est ainsi que m’a été attribué mon surnom. De plus c’est quelqu’un que l’on surnommait Jésus (Gzu) à l’époque qui le premier m’a appelé ainsi. On peut donc dire que j’ai ainsi été baptisé et depuis toutes ces années ce surnom m’est resté car il me correspond bien, espiègle, de bonne humeur, et positif ».

02_ArrivéeEnsemble

Et c’est naturellement que c’est en partageant des sorties avec les collègues le midi que maya en est venu la course à pied, d’abord tranquillement et puis cette activité s’est ancrée et a pris de plus en plus de place dans sa vie.

L’abeille aime ressentir

Ce qu’il aime dans la course à pied, c’est la relation avec le corps, être dehors, sentir le vent, humer les parfums. bref faire corps avec la nature. Et pour ça rien de mieux que la Martinique qu’il affectionne tout particulièrement, son rêve secret est de participer à la Transmartinique (133 km et 5250 D+). Et si pour des questions de logistique, il arpente plus souvent le bitume, l’abeille aime gambader dans de beaux coins de nature.

La performance pour lui n’est pas un but. « Ce qui m’importe c’est mon ressenti, l’ambiance sur une course, le chrono est secondaire. Autant je ne supporte pas de courir dans des rues ou sentiers jonchés de détritus, autant j’adore jouer avec les spectateurs, faire des « check » avec les enfants, encourager les groupes de musique. me faire plaisir tout simplement. »

Il préfère partager, aider, encourager que se soit en courant avec son reflex à la main lors du Paris Versailles par exemple pour pour shooter les coureurs ou les spectateurs ou encore lorsqu’il reste sur le bord de la route accompagnant ou non les copains. La photo est son autre passion et il aime la mettre au profit de la course à pied lors des grands événements parisiens.

L’abeille aime partager

Si l’abeille aime vivre en communauté c’est toutefois sur son fiston qu’elle pourra compter à chaque occasion pour partager sa passion. « j’ai également toujours voulu partager avec le fiston l’ambiance si particulière régnant durant les courses et les rares fois où il m’attendait sur la ligne d’arrivée, ces instants de partage étaient bien trop courts aussi, je souhaitais qu’il puisse vivre ainsi une course de l’intérieur. »

03_MarathonParis

C’est ainsi que nait une idée un peu folle. Participer au marathon de Paris avec Alexis en 2012. Pour se faire, l’abeille ne manque pas d’idées (a priori ça bouillonne d’idées dans le cerveau de maya et dans tout domaine). Il achète un fauteuil roulant d’occasion et passe une année à s’entrainer avec le fiston sur des 10 km de la capitale pour parfaire la technique dans les virages serrés, tester les freinages d’urgences … Et c’est ainsi que le rêve est devenu réalité. « Sur chacune des courses que nous avons faites, le fiston a reçu son lot d’encouragements mais sur le Marathon ce fut l’apothéose ! Ce fut une superbe ambiance !! Il a eu froid, il était fatigué et s’est endormi mais Il a vraiment aimé. Un de nos plus beaux souvenirs !! » Bon parfois c’est plus galère et ça en devient cocasse quand il faut gravir un pont, traverse des zones pavées, réparer les boulons qui se font la malle …. mais c’est autant de souvenirs partagés avec son meilleur supporter.

L’abeille aime partagée

Et question partage Maya en impose. Depuis 2010, avec son blog il raconte ses courses (c’est ce qu’il préfère lire sur la blogosphère), il aime mettre ses idées par écrits et en faire profiter les autres.

SoMadLe blog retranscrit sa vision du monde, il lui correspond et n’ a pas changé sa vision de la course à pied. Bien au contraire, il lui a permis de rencontrer le membres de la runnosphère, de les encourager chaque vendredi d’abord par mail et puis de faire évoluer cette idée vers ce qui désormais communément appelé le « programme du vendredi » où il raconte toujours avec originalité une belle histoire. Et personne ne viendra me contredire, Maya est très doué pour raconter des histoires qui font rêver les coureurs et leur donnent envie de se surpasser.

Je lui laisse donc le mot de la fin de cette belle histoire.

J’ai apprécié ces instants d’échange avec vous, même si cette fois, le centre d’intérêt était cette petite abeille. Voilà, il est temps pour moi de regagner ma ruche, le projecteur tourné vers moi est en train de s’éteindre progressivement.

Portrait réalisé par Stéphanie du blog Baskets aux pieds

Commentaires (1)
Trackbacks (1)
vinvin20
samedi 25 juillet 2015, à 22:10
Joli portrait!
Fidèle en amitié, tu reste un homme au grand cœur et toujours attentionné.
Il est des rencontres qu'on oubli pas...
Laissez un commentaire

Soumettre