Portrait
Runninglicious … l’ex-quiche en sport
 
Pas de commentaire

clemencelefeburerunnersMDPAlors cette fois c’est moi qui m’y colle, et la personne choisie pour passer à la moulinette des questions c’est Clémence de runninglicious.com. Pourquoi elle ? Après quelques échanges sur twitter, je me suis dit que ce serait sympa d’en savoir plus sur cette quiche en sport … pardon cette ex-quiche en sport, parce que lorsqu’on finit un marathon en moins de 4 h on est loin d’être une quiche (Lorraine ou au saumon c’est comme vous voulez).

Comment peut-on passer des atroces cours d’EPS et ces tours de stade, de la torture du cross du collège, du sport sans plaisir à la runneuse qu’elle est devenue ? Comme je disais, le sport et elle ça faisait 10 (au moins), rien à faire, ça ne passe pas. Le prof d’EPS qui te dit d’aller plus vite, qui t’oblige à faire du foot ou du hand ce n’était pas pour elle, ou alors un peu de natation. Le déclic arrive en 2013, après avoir eu 3 enfants, des boulots prenants il lui fallait un exutoire. Aller hop ! On chausse les baskets, enfin ce qui traine dans le placard depuis la terminale. Et là c’est le drame !

De quiche en sport à Running-Mum

Accrochez-vous ça va pas être beau à voir ! Elle y prend goût, oui la quiche en sport se transforme petit à petit en running-mum. Et voilà que je te prends une baby-sitter pour courir, et pire encore, vas-y que je te prends un dossard pour Paris-Versailles. En voilà un challenge alors qu’elle n’avait jamais couru 10km. Un peu d’entrainement et une participation au concours de t-shirt  mouillés à la Parisienne (c’est elle qui l’a dit pas moi !) et là voilà au départ. Ce Paris Versailles est d’ailleurs devenu sa course favorite, ça monte, ça descend et puis débuter aux pieds de la Tour Eiffel pour arriver au Château de Versailles, c’est la grande classe. Je pense que cela ne lui a pas suffit puisqu’elle s’est alignée sur les 20km de Paris pour ensuite décrocher le Graal : le Marathon de Paris … Excusez du peu, respect Madame.

A lire son blog, on sent une personne positive, pas de prise de tête, c’est naturellement qu’elle vous dira qu’elle n’a pas de mauvais souvenirs en course, bon elle se passerait bien des fractionnés sous la pluie et le vent, elle ferait bien l’acquisition d’une DeLorean customisé Doc Brown afin d’éviter de courir après le temps, parce que quand elle n’a pas trop le temps avec lesenfantsquiparfoissontmaladesetleboulotquiestprenantetlesnounousabsentes et ben ça la met de mauvais poils.

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Son meilleur souvenir est naturellement sa première participation au Marathon de Paris. Et alors là je fais une pause …  … Elle le termine en 3h44’25’’ , non mais franchement, je connais un paquet de personnes qui signeraient des mains et des pieds pour un temps comme celui-là pour un premier marathon ! Alors moi je dis que c’est un super temps ! (d’autant plus que je n’ai pas un RP comme ça, bon bref passons) Et elle peut en être fière, il y a de quoi. Cette fois on la tiendra plus, elle a compris qu’elle pouvait aller plus loin, que oui, c’est possible.  Oui elle s’autorise à rêver à Boston, au Marathon du Mont Blanc, à l’Ultra India Race, à l’ironman de Kona … à ça non en fait elle nage comme une enclume, donc ça ne risque pas, en plus elle a été traumatisée par les Dents de la Mer. Elle reste sur marathon, sa distance d’une reine, Paula Radcliff, son idole. Elle admire sa gentillesse, son humilité, le fait qu’elle préfère donner de son temps pour des femmes qui veulent se lancer dans la course. Clémence aime les femmes qui se surpassent, Catherine, Elodie, Marie, c’est son côté féministe de la course à pied.

De Running- mum à Runninglicious

Clémence reste sur le bitume, mais elle a déjà couru quelques trails, comme la SaintéLyon en relais ou les Gendarmes et les Voleurs. Ces expériences sont l’occasion de découvrir d’autres sensations, d’autres paysages, de son propre aveux elle a adoré, mais y retournera plus tard quand elle aura terminé les réglages de sa DeLorean. Le temps, toujours le temps. Elle le chasse, le temps. Pour concilier sa passion, sa vie de famille et professionnelle, elle n’hésite pas à se lever tôt, ou poser un ½ RTT ou encore courir durant sa pause du midi (bienvenue au club !). Sa famille comprend ce besoin de courir, mais fait tout pour ne pas empiéter sur sa vie familiale.

Pour claquer des chronos, Clémence a une coach, Marie Prioux qui lui prépare des entrainements aux petits oignons. D’ailleurs ce qu’elle préfère ce sont les 10x400m, les tours de stades … non je déconne, apparemment cela n’a pas changé depuis les cours d’EPS, bien qu’elle y prend goût, c’est dur exigeant mais à « l’impression de sortir avec un cœur tout neuf ». Cependant ce sont les sorties longues qui ont sa préférence, surtout en ce moment, courir sous un soleil d’Automne un dimanche avec Paris encore endormi.

Comme tout runner qui se respecte, Clémence fait un peu attention à ce qu’elle mange, sans se refuser de bien manger et de se faire plaisir, elle préférera un fromage blanc muesli amandes miel qu’un éclair au chocolat (pareil !). Bon elle a tenté le régime scandinave avant son 2ème marathon, apparemment cela à bien fonctionné même si elle a cru « mourir de faim ».

20kmFredPoirier

Clémence a été contactée pour parler de sa pratique de la course à pied sur le plateau de l’émission « la Quotidienne  »  sur France 5. Elle y participait en tant qu’authentique ex-quiche en sport. C’est vrai que suite à l’émission je l’ai titillé sur twitter sur ce fameux sujet tellement mode « le running ». Je souhaitais avoir son avis sur cette « tendance » de la course à pied en France, on voit des coureurs partout, dans les pubs, les magazines (d’ailleurs y’a tellement que je me demande comment ils font tous pour vivre). Je laisse l’intégralité des questions et des réponses :

Tu as récemment été sur un plateau de tv pour parler de course à pied.
Comment vois-tu l’intérêt grandissant pour cette pratique en France ?

C’est vrai qu’il y a un vrai engouement et je comprends que ça puisse énerver les puristes du running qui voient arriver du high-tech, de la mode et des marques de partout. Mais je trouve que c’est une mode plutôt saine…Et comme sur tout marché en croissance, le marketing s’y développe. Alors si il faut passer par là pour que la France chausse ses baskets je dis oui ! C’est comme la course La Parisienne, c’est une course très critiquée car le dossard coûte un bras, que c’est marketé à mort. Mais c’est aussi grâce à cette course que des femmes ont découvert le plaisir de courir (j’en fait partie).

Est-ce que ce n’est pas parfois un peu trop ? On risque de voir des bloggeuses modes/runneuses, Chanel qui sort un coupe-vent trail ou Lagerfeld des running minimalistes.

Ah ça… il en faut pour tous les goûts… Je n’adhère pas, ce n’est pas ce que je recherche et on tombe vite dans la publi de photos d’abdos bronzés, inintéressant. Perso je cours avec mes t-shirts de course, je me fous d’avoir un short pas assorti à mes baskets. Oui c’est sûr que certaines panoplies running font rêver mais je préfère acheter des dossards que des fringues) j’ai le minimum et ça me suffit.

Quels sont les aspects bénéfiques et pervers de cette montée en force du running ?

 Bénéfiques : c’est que même les nulles en sport s’y mettent (moi !) et m’y étant mise il y a 2 ans, je pense inconsciemment que l’engouement running a fait son effet sur moi.

Pervers : La FFA qui veut son bout de gras en taxant les dossards, mais vu le tollé de l’annonce je crois qu’ils ont mis leur idée aux oubliettes.

 

Voilà ce que je peux dire sur Clémence, running-working-mum, webmarketeuse quand elle ne court pas ou s’occupe de sa famille. Ex-quiche en sport, finisheuse du Marathon de Paris, ex-allergique au cross … qui y participe maintenant, qui aime le chocolat et les voitures de collections (t’as pas une DeLorean par hasard ?)

PS : t’as pas donné ta recette de la quiche !

Portrait réalisé par Nicolas du blog letsrun

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