Portrait
Grégo … On the run
 
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23059959A mon tour de vous partager mon interview bloggeur, et c’est Gregory Molinaro, du blog firstquartilerunners , que j’ai le plaisir de cuisiner ! Greg a un sacré tableau de chasse : des majors marathons (Paris, Berlin, Chicago, Londres), la Saintélyon, les 20KM Paris. De grandes courses cultes qu’il ne s’est en plus pas contenter de courir une fois. Et oui, quand Greg aime, Greg ne compte pas : 5 Paris-Versailles, 5 Semi de Paris et Lyon, 5 Saintélyon…  Il me tardait donc d’en savoir plus sur ce runner passionné : comment s’entraîne-t-il ? à quoi rêve –t-il  ? pourquoi court-t-il ? … Allez Greg : dis-nous tout !

Grégo, ancien pistard

C’est seulement à 37 ans que Greg se met à courir. Mais Greg ne part pas de rien car Greg a le germe de la CAP en lui : l’Athlé, ça le connait, il l’a pratiqué en minime dans sa jeunesse sur des disciplines bien plus explosives que le fond (qu’il avait en horreur) : Saut en longueur, saut en hauteur, sprint… La joie des études arrivent, suivie d’un boulot prenant : Greg range ses baskets par manque de temps et d’envie.

Grégo : du runner self-quantified à l’hédoniste du jogging

Ce n’est que de nombreuses années plus tard en 2010 que Greg ressort ses baskets pour accompagner son père, ancien marathonien sub 3heures, qui décide à 74 ans (chapeau !) de courir son dernier marathon à NY. Après une 1ère séance mémorable sur le bitume parisien qui lui vaudra 1 mois d’arrêt (quand on dit qu’il faut y aller mollo :-), Greg se met à l’entraînement avec une approche ultra scientifique : il enregistre toutes ses sorties sur sa montre et scrute chaque courbe sur son logiciel. « Ouais bah comme tout le monde » me direz-vous ? Mais est-ce que comme Greg vous avez couru votre 1er marathon avec un masque, plein de capteurs et une batterie dans le dos (comme dans la pub des piles Wonder) dans l’équipe de cobaye de Véronique Billat ? … Bon alors…

Mais les performances de Greg le « ultra-connected » stagnent, le plaisir de courir disparait, lassé par les cadences d’entraînement au protocole compliqué.

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Alors Greg balance tout : aux oubliettes la montre GPS, les coachs et leurs séances de fractionnés. Greg reprend une discipline boudée depuis longtemps : le jogging ! Le plaisir revient, et les performances également : 3h22 à Chicago (RP-20 minutes !), une 243ème place à la Saintélyon…

Grégo : l’anticonformiste du running

STOP-ARRETEZ TOUT : ça mérite un petit aparté ça ! A l’heure où le « phénomène running » se répand comme une traînée de poudre sur les pistes des stades, à coup de fractionnés acharnés, Greg nous prouve que l’on peut performer et progresser en boudant les séances VMA et autres répétitions de torture sur piste. A moins que Greg soit l’exception qui confirme la règle,  Zatopek risque de s’en retourner dans sa tombe…

Les entraînements à la Grégo

Greg a mis beaucoup de temps à ressentir du plaisir en course, il lui a fallu plusieurs mois. Mais comme pour tous les runners, une fois le « point R » trouvé, après chaque run matinal Greg ressent l’effet des endorphines et plane toute la matinée.

Son meilleur spot  pour ses sorties running : les Buttes Chaumont, la dalle de la pyramide du Louvres au petit matin, ou encore le Champs de Mars sous la grande dame de fer entre midi et deux.

Vous l’aurez compris, Greg déteste les séances VMA et fractionnés qu’il ne pratique plus depuis 2 ans. Sa progression, il la doit à des sorties à la sensation en mode footing mais surtout grâce à plus de distance parcourue (jusqu’à 70km par semaine en préparation de course) et aussi un peu de PPG at home…

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Ses plans d’entraînement, il les prépare et les court seul, via la méthode de Matt Fitzgerald ou des  « frères Hansons ». Alors non Greg ne parle pas de la fratrie des blondinets puceaux des 90’s qui chantaient « MMM Bop wap wap mmm bop  » mais de runners aguerris qui préconisent de courir lentement et de faire du volume.

 

Grégo et les marathons

Greg a couru NY qu’il a trouvé mythique mais difficile, avec une pénible attente dans le froid sur l’air de départ. Il a aimé Londres pour son public hallucinant, Berlin pour son arrivée très émouvante…Mais c’est Chicago qu’il aimerait recourir : « c’est la quintessence de tous les autres : une ville remarquable, le plus plat des majors, une ambiance extra et une organisation au top », propice pour les RP.

 

Les courses de prédilection de Grégo

« Toutes les distances à partir du semi ! En dessous, je souffre réellement beaucoup, les 10KM sont pour moi une épreuve redoutable. » Et là je sens tous les runners-fractionneurs penser très fort « bah oui, faut fractionner ! ». Moi je suis à 100% avec toi Greg, je ne suis pas fan du 10KM sur lequel j’ai souvenir d’avoir bien plus souffert que sur un marathon, trop violent pour moi…

Ses courses fétiches : le Paris-Versailles, sa 1ère course à laquelle il s’est inscrit. Et c’est avec plaisir qu’il vient chaque année affronter de nouveau la côte des Gardes.

Mais c’est la Saintélyon qui est la plus chère à son cœur de runner : du bitume, du trail plutôt roulant, le meilleur des deux mondes ! Il adore cette course qui rejoint deux villes symboliques pour Greg : Lyon ou il est né et a étudié, et Saint Etienne ou il a habité.  Refaire la jonction chaque année un pèlerinage dans ces 2 villes dont il est originaire. « Et « courir la nuit cela n’a rien à voir » est un slogan juste très bien trouvé ! Durant la Saintélyon je suis comme dans un rêve… » D’autant plus quand il la termine en 2014 dans les 300 premiers, à lui la Sainté d’Or !

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Ses conseils pour réussir la Saintélyon : partir très lentement et ne pas se laisser griser par le départ. La course ne commence réellement qu’au 50ème km. Il faut absolument arriver frais et plein d’énergie au 2ème ravito (Sainte Catherine, vers le 25ème km). En prépa, ne pas oublier de travailler ses quadriceps en excentrique en faisant des descentes. On pense trop souvent à se préparer aux montées mais des descentes à rallonge peuvent devenir une véritable torture au bout de 10km si la prépa n’est pas là…

Et surtout : courir avec l’envie et ne pas oublier les tartelettes Diego qui sont son carburant sur la Saintélyon…

Vous pourrez retrouver Greg sur son prochain objectif : la Saintélyon bien sûr ! Et Greg compte bien prendre sa revanche sur une course qu’il avait abandonnée l’année dernière : la « X-Alpine Trail Verbier Saint Bernard ». En même temps si la course est aussi dure que le nom est long et tordu je comprends…

Bonnes futures courses à toi !

Portrait réalisé par Clémence du blog Runninglicious 

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