Portrait
Philippe … la pink attitude
 
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25385147Pour ce portrait j’ai jeté mon dévolu sur Philippe Thuret alias Pink Runner. Car Philippe c’est quelqu’un à qui l’on doit le respect, non pas parce qu’il est le doyen de la Runnosphère mais parce qu’il est certainement le membre de l’association qui a la plus grande expérience de la course à pied. Philippe a commencé à courir à une époque où les termes de running, gps, appli. et internet…n’existaient pas. A l’époque on courrait à la dure, en tous cas sans tout ce tralala. Les chronos officiels étaient ceux enregistrés depuis le top gun et non pas depuis le franchissement de la ligne de départ… et oui, pas de puces à l’époque ! Alors puisque l’on parle de chrono et de performance Philippe fait partie de ces grands coureurs amateurs « sub 3 heures » sur marathon. Son meilleur temps est de 2h47.

TOMBE DANS LA MARMITE…DES CHAMPIONS

Philippe a le goût pour la course à pied dès son plus jeune âge. Il est déjà un très bon sportif scolaire dans cette discipline, il fait partie d’un club, court des cross avec un bon niveau régional. Et parmi les chronos qui font mal on peut citer les 36min 22s sur un 10 kms, et moins de 1h 20min au semi…. Aujourd’hui encore en tant que vétéran 2 il cumule les qualifications aux championnats de France. On pourrait croire que la pratique de la course à pied chez Philippe a suivi une tendance linéaire depuis qu’il est jeune. Or en fait il a raccroché les gants en 1994, une parenthèse de 10 ans pour cause de maux de dos récurrents. Cet arrêt était nécessaire car la pratique de la course à pied était dévorante. Mais les effets de sevrages n’ont pas été simple à gérer : blues et prise de poids. Pour sa reprise en 2004 il s’attaque à d’autres distances : la SaintéLyon, des Trails comme l’Alpille Trail, (8 ième au scratch), les Ultras comme…les 100 kms de Millau à deux reprises. Cela dit là où le palmarès de Philippe est le plus impressionnant c’est dans sa collection de dossards de l’épreuve reine de la course à pied : le marathon.

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PHILIPPE LE MARATHONIEN DES MARATHONS

Philippe, (grand admirateur du champion olympique Icham El Gerrouj rencontré en 2007 à New York) a enregistré pas moins de … 42 marathons. Et le tableau de chasse est plus que diversifié, pour ne pas dire hétéroclites. Philippe a bien entendu couru les mythiques Ultra World Majors Marathons que sont New-York, Londres, Chicago, Berlin et surtout… le plus prestigieux d’entre tous, la Mecque du marathonien : le marathon de Boston. Inutile de préciser que Philippe n’a eu aucun mal à enregistrer le temps qualificatif et devenir un BQ (Boston Qualified), la voie royale et exclusive pour pouvoir un jour endosser le dossard. Boston demeure d’ailleurs à ce jour le marathon qui l’a le plus marqué. Cela dit Philippe n’est pas seulement attiré par le site du siège du College de Wellesley pour courir les 42 kms, il est prêt aussi à se déplacer pour courir des marathons moins courus (si je puis dire) et moins glamour comme Châteauroux ou encore celui des « Sources de la Creuse ».

THE PINK RUNNER : LE GOÛT DU DEFI

Philippe a du caractère : goût de la compétition et également goût pour la provocation. Lorsque Raymonde de la boutique marathon à Paris lui dit qu’il ne pourra pas courir son tout premier marathon en moins de 3 heures et bien il n’en fallait pas plus pour que Philippe, un peu survolté, lui claque un 2h57 ! Et vlan !
C’est aussi dans le même état d’esprit, de provocation cette fois, qu’il lance à l’un de ses copains qui arborait un super cuissard fluo rose de lui trouver la même chose mais des pieds à la tête s’il arrivait à monter le plus haut col d’Europe (celui de la Bonette). Et vlan, voilà que Philippe réussit…et qu’il se trouve à devoir adopter la pink color attitude. Maintenant vous avez compris du même coup quelle est l’origine du nom de son blog.

arrivée

LES SECRETS DE PHILIPPE

Alors Philippe. Dis nous tout ! C’est quoi ton secret ? Demander à une personne expérimentée comme Philippe quels sont ses conseils pour réussir convenablement un marathon vaut de l’or. Cela vaut bien plus que toutes les bibles et autres magazines spécialisés en la matière. alors lisez bien ce qui suit.
Pour Philippe, un minimum de 3 séances par semaine s’impose : une sortie d’une heure, un peu de fractionnés longs en fonction de sa VMA et une sortie longue avec progressivement de la vitesse Marathon à l’intérieur. Attention la vitesse spécifique marathon se travaille dès l’entraînement et il ne faut en aucun cas la changer le jour de la course…qui ne commence réellement qu’au trentième kilomètre. Avant ce n’est que du footing léger.
Et ne pas oublier cette recommandation : « une séance manquée ne se rattrape jamais ». Voilà qui est dit !
Philippe, on te souhaite de continuer à courir des marathons et à te faire plaisir et ceci dans n’importe quelle couleur.

Portrait réalisé par Grégory du blog Grégo on the run.

Commentaires (1)
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Julien
vendredi 13 novembre 2015, à 10:11
Je connaissais tes "vieux" chrono sur marathon mais pas sur 10 / semi.
C'était plutôt the pink fusée !
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