Portrait
Christian, l’homme aux pieds nus
 
1 commentaire

Christian Paris-Versailles 2013 à l'arrivée

Play Blessure

Il court pieds nus. C’est sa particularité.
Christian, 50 ans, pratique la course à pieds nus depuis 2010. Barefooteur de la première heure, il découvre cette pratique, comme beaucoup de coureurs à l’époque, à travers l’histoire des indiens Tarahumara de Born to Run, le livre best seller de Christopher McDougall, chantre du courant minimaliste. Loin d’être une lubie, c’est surtout pour lui l’occasion de retrouver vraiment le plaisir de courir sans se blesser. Car les blessures, ça le connaît. Adolescent, il est peu friand des sports en équipes pratiqués dans son lycée américain. Il s’essaie alors à la course à pieds sous les conseils de son prof de sport. Et il est plutôt bon. Mais très vite les premiers désagréments le coupent dans son élan. Surentrainements et douleurs en tout genre le forcent à arrêter.

Ca s’en va et ça revient

Expatrié en France dans les années 90, il bascule dans le cyclisme, son second sport passion. Il court alors plusieurs années durant en équipe pour l’athlétic club de Boulogne Billancourt. Comme la course à pied, ce sport d’endurance lui permet de faire le vide et se ressourcer. Mais le cyclisme, ça use aussi. Ainsi, après 8 années de bons et loyaux services, il est déjà temps de raccrocher le guidon. Question de santé.
Christian tente alors de se remettre à la course à pied, pour très vite constater que les problèmes d’antan sont toujours là. Les baskets sont en cause, il en est certain.
Commence alors à se répandre dans le même temps au sein de la sphère du running l’idée d’un courir naturel. Le courant minimaliste fait des émules. Les Vibram Five Fingers remplacent bientôt la paire neuve de New Balance, pour être abandonnées très vite à leur tour au profit de…rien du tout.

Christian Harberts a couru le marathon de Paris, pieds nus, le 07 avril 2013, sans incident : 04:05 http://courirpiedsnus.com

L’homme à la tête de chou (aux pieds d’acier, surtout)

Kilomètres après kilomètres, très progressivement, Christian retravaille sa foulée et se forge une voute à toute épreuve, abandonnant définitivement la course à pied traditionnelle. Cette période de transition, il la raconte d’ailleurs très bien sur son blog dédié, courirpiedsnus.com. Adieu blessures.
Quand il ne court pas, il laisse reposer ses pieds dans ses huaraches, des sandales de sa fabrication. Une fois la peau reconstituée, c’est reparti pour un tour.
Sa plus grande distance pieds nus : 42,195 kilomètres. Une fois, deux fois, trois, plein de fois ! En 3h51 même. Sans parler des semi-marathons et 10 kilomètres par-ci, 10 kilomètres par-là.

970472_544544205588512_1108282278_n

Christian est aujourd’hui président de la section française du Barefoot Runners Society et organise des animations pour apprendre aux curieux à courir pieds nus. Si vous en êtes, vous savez désormais où cliquer ;)​ .

Portrait réalisé par Anne Claire du Endomorfun

Commentaires (1)
Trackbacks (0)
Charles Piraprez
lundi 4 avril 2016, à 19:52
Sans trop m'en rendre compte, j'ai commencé à profiter de la course à pied minimaliste.

Cela a commencé il y a des années où je courais simplement avec mes chaussures de gym. J'étais alors écolien et je ne connaissais rien à la course à pied. Les chaussures que j'utilisais n'avaient aucun drop et n'avaient aucun amortis. Je les utilisais tant qu'elles ne semblaient pas usées.

Pendant des années, j'ai couru intensément avec ces chaussures et je n'ai jamais eu aucune blessure!

Par la suite, en me renseignant sur la course à pied, j'ai décidé d'acheter des chaussures normales de course à pied.

Et c'est là que les problèmes ont commencé. Après quelques mois, je commence déjà à me choper une périostite et quelques douleurs au tendon d'Achille.

Mais ce n'était que le début...Par la suite, j'ai encore eu pleins de problèmes de tendinites et de fasciites plantaires.

Je ne savais d'où cela venait car je m'entraînais moins intensément qu'avant. C'est alors que j'ai lu des statistiques selon une étude scientifique.

Selon cette étude scientifique, 13% des coureurs minimalistes se blessent chaque année contre 47% pour les coureurs ordinaires.

Que dire de plus?
Laissez un commentaire

Soumettre

Aucun trackback pour le moment