Portrait
Maxime, la vie en rose et bleu
 
Pas de commentaire

12029850_10207428703137305_3413475004206865255_oIl était une fois un nouveau membre de la Runnosphère : Maxime avec son blog courirbleuetrose.fr !

Quel drôle de nom, n’est-ce pas ?
Le ruban bleu et rose symbolise le deuil périnatal, épreuve qu’a subi Maxime. C’est donc naturellement qu’il a choisi le nom de courir bleu et rose. Il va au bout de cette démarche en courant aussi en bleu et rose pour plus de visibilité.

Nous avons découvert l’origine du nom du blog mais revenons à notre point commun la course à pied.

Maxime a commencé à courir en 2011, plus précisément, en juin 2011, après le décès de sa fille Zoé, lors du 6ème mois de grossesse. Pour ne pas sombrer, et évacuer la colère face à cette injustice, il a chaussé des joggings pour son plus grand bien quand on voit son parcours.

Car le « ventre à choux », j’y reviendrai, ne se contente pas de courir.

Habitant en Vendée, il profite au maximum de la campagne pour s’adonner au trail qui l’a tout de suite attiré. Finalement il le pratique au quotidien en explorant chaque bout de chemins autour de chez lui.

Runner mais aussi triathlète, je le comprends je suis pareil, même si j’ai mis cette dernière activité en sommeil ces derniers mois.
Toutefois il admet que pour le triathlon ce fut plus compliqué ?!?

Comme beaucoup d’entre nous, les forçats de la route cela ne le tentait pas trop. Il a donc commencé par s’acheter un vélo de route d’occasion, vraiment pas cher afin de tâter le terrain du boyau.

Dans le même temps, il lisait de plus en plus de choses sur les bienfaits de l’entrainement croisé … Il a commencé à rouler avec un collègue et au fur et à mesure il s’est dit pourquoi pas le triathlon …

Souvent triathlète = fou de matos, Maxime est-il un techno addict ? Selon lui, les triathlètes ne sont pas plus accros à la techno que les autres, mais il avoue être très matos. Voyons un peu.

Commençons par les chaussures. Il a actuellement 18 paires en fonctionnement, j’ai bien écrit 18, vous n’avez pas rêvé. Voici la liste :
– Adidas : Boston Boost 5 (*2) ; SupernovaGlide Boost ; Adistar ESM ; Adios 2; Adizero XT4 et XT5
– Hoka : Huaka (*2); Challenger ATR2; Clifton2
– Merrell All Out Charge; Kalenji Comp; Asics Noosa 8 et 9; Saucony Virrata; Sense Mantra; Brooks Grit2 et T7 …

On ne va pas passer au matériel vélo, je risquerais de vous perdre.

S’il court autant, je crains que les blessures soient un sujet qu’il connaisse bien.

Que nenni, notre ami vendéen s’en tire très bien. Si ce n’est quelques entorses quand il a commencé le trail, il semble éviter les blessures avec beaucoup de bonheur.

Vous savez, sans doute, que je suis un adepte du Light Feet Running et que mon slogan est « Less is more », est-ce que Maxime partage aussi ces idées ?

Tout à fait comme il l’a prouvé sur l’IronMan du médoc en 2015 qu’il a couru avec des noosa 9, légères, dynamiques, et 2 mm de drop …

15-IM-3207

Comme il s’entraine 6 à 7 fois / semaine en course à pied, il ne prend jamais la même paire de chaussure deux jours de suite. C’est l’explication pour ses 18 paires de chaussures « en activité ». Une explication ? Une excuse pipeau, vous êtes d’accord avec moi, n’est-ce pas ?

Il lui arrive de faire des « séances de pied » où il peut courir pied nu sur la pelouse du stade Ladoumègue.

Séquence émotion mes ami(e)s. Ce stade fut le théatre de mes exploits de jeunesse quand j’étais sprinteur-sauteur dans le même club que Maxime. J’ai aussi été un ventre à choux et fier de l’être 😀

Mais revenons à Maxime, s’il court et tient un blog, il doit bien être geek comme moi.

Et bien non, le bonhomme gère son agenda à l’ancienne avec un crayon et un bout de papier !

Toutefois c’est un Polar Addict, et il utilise Strava. On commence à être nombreux sur cette plateforme.

Quel est le secret de Maxime pour réussir dans ces deux disciplines que sont le trail et le triathlon ?
Il module ses entraînements en fonction de ses objectifs avec une constante : en hiver pas de vélo car il n’a aucun plaisir à rouler avec le froid et la pluie. Sinon il s’entraîne en moyenne 10h/semaine, mais cela peut monter à plus de 20h en préparation IronMan.
Son programme hebdomadaire : il court 6/7 fois, il nage deux fois, une séance de crossfit, du vélo dès qu’il peut au moins caler une heure, et souvent le week-end il enchaîne vélo et cap quand la météo est bonne.

Je croyais qu’il n’aimait pas les forçats de la route mais c’est un forçat d’un autre genre ? Un gentil forçat car j’aime les addicts du triple effort !

Si Maxime court pas mal, ce n’est pas un bourrin, loin de là.
Il m’avoue que la course à pied lui permet de faire le point sur pas mal de choses, de penser à tout et à rien …
Et oui, on arrive à méditer en courant.

Monsieur arrive à concilier la tête et les jambes et c’est pour cela qu’il a créé son blog.
Non seulement pour parler de course à pied, de triathlon, de sport d’endurance mais ceci est un prétexte pour parler de son histoire et du deuil périnatal.
Ce sujet est encore trop tabou et c’est important que les gens sachent qu’il existe des associations pour les aider à préparer par exemple un accouchement et une sépulture. C’est aussi un moyen de rendre hommage à ses deux filles décédées, Zoé et Elise.

1

Depuis sa création, son blog a évolué, au début il pensait faire comme beaucoup d’autres et se contenter de publier des tests sur le matériel. Mais ce n’est pas si simple d’avoir des produits à tester. Vous savez sûrement de quoi il parle.

Finalement il se retrouve plus à parler de l’association Hespéranges, de ses courses et de mettre en valeur des hommages aux bébés disparus. C’est original et bienvenu.

Cela caractérise bien l’ami Maxime qui n’hésite pas à exposer sa vision du monde mais qui aime partager des choses IRL comme très récemment je le cite :
« C’est très récent, j’ai fait un jour une sortie magasin où il y avait trois coureurs de ma ville qui me suivaient sur FB, Strava. Depuis ils sont venus intégrer l’équipe Hespéranges que j’avais mis en place lors de la course de la Bicentenaire, et certains étaient présent à chaque reconnaissance que j’organisais, super sympa et c’est toujours un plaisir de les croiser, de discuter que ce soit en réel comme en virtuel. »

Comme beaucoup de vendéens, mes études m’ont obligé à quitter cette région, ce fut la même chose pour Maxime.
Toutefois, il est trop attaché à sa patrie et il est revenu et il ne compte pas la quitter de sitôt.

J’espère le croiser lors de mon prochain passage en Vendée. En attendant je lui souhaite bonne chance pour ces prochaines courses que vous pouvez suivre via le blog de la Runnosphère.

Portrait réalisé par Richard, le disciple coffre

Commentaires (0)
Trackbacks (0)
Laissez un commentaire

Soumettre