Course, Portrait
Interview Sébastien Clara, Spéciale Marathon de Paris 2017
 
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Dans quelques jours le 9 avril aura lieu la 41ème édition du Schneider Electric Marathon de Paris et parmi les 57.000 inscrits à l’épreuve reine des courses hors stade de France, s’élancera Sébastien Clara pour son premier marathon où il vise rien moins que 2h35.

Runnosphère : Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Salut, je m’appelle Sébastien CLARA. J’ai 34 ans (bientôt 35 en Septembre). Je suis marié et heureux papa de 3 enfants (un garçon et une fille de 7 ans et un petit dernier de 3 ans).

Côté Pro, je travaille dans l’informatique en tant qu’architecte système chez BMW Financial Services.

 

Tu vises un temps de folie au marathon de Paris 2h35 soit 3:40″ au km c’est dingue pour des coureurs lambda comme la plupart des coureurs que nous sommes, qu’est ce que cela représente par rapport à ton RP et comment s’est fait le choix de cet objectif avec ton coach ?

En fait, il s’agira de mon premier marathon donc je n’a pas de RP sur cette distance 😉 Je devais le courir l’année dernière mais je me suis blessé 1 mois et demi avant l’épreuve.

Je suis triathlète à la base et l’année dernière je cumulais la préparation triathlon longue distance tout en

voulant participer au marathon et en participant à plusieurs trails du 78. Je me suis trop éparpillé et j’ai fini par me blesser.

Du coup, pour 2017 je me suis fixé ce marathon comme objectif et mon coach me prépare en ce sens. 

Je souhaitais viser un chrono de 2h45 pour mon premier mais mon coach, Benjamin Pernet, m’a dit en Novembre qu’il allait falloir travailler dur et que l’objectif allait être 2h35. C’est sûrement ambitieux mais ça me motive !

 

Comment choisis-tu tes compétitions, as-tu un coach qui suit tes entrainements et comment organises-tu ta nutrition par rapport à ta pratique sportive ?

Comme je le disais je suis suivi par Benjamin Pernet Coaching depuis 4 ans et c’est un coach en or. Au départ l’objectif était le triathlon longue distance, mais cette année c’est une préparation spécifique marathon que nous avons réalisé ensemble.

J’ai donc participé à quelques 10kms au cours de l’hiver, puis le semi de Paris pour valider les acquis et voir où j’en étais dans la préparation. Au début de la préparation, 2h35 me semblait impossible à atteindre mais aujourd’hui j’y crois.

Niveau nutrition, je ne suis pas un exemple sur ce point, mon métabolisme fait que je n’ai pas de problème de stockage des graisses. JE MANGE de TOUT ! Par contre, pour tenir la distance, je veille à avoir un apport énergétique à la hauteur. 

 

Fais-tu du sport depuis longtemps ? Comment organises-tu tes entrainements entre ton travail, ta femme et tes 3 enfants ?

Je fais du sport depuis tout petit : tennis, natation, taekwondo puis musculation et enfin triathlon.

Avant d’avoir un coach, je n’étais pas du tout organisé et m’entrainait n’importe comment. Grâce à Benjamin, j’ai pu trouver un équilibre. Je m’entraine le matin avant d’aller travailler (je commence à 8h le boulot donc il faut se lever tôt) et j’ai la chance de pouvoir m’entrainer tous les midis. Ensuite, 2 ou 3 séances de vélo (home trainer principalement) à caser le soir ou le dimanche matin.

Et puis surtout, j’ai une femme en or qui me soutient dans ces défis et des enfants qui sont admiratifs de leur papa 😉 Le week end sur les sorties longues footing, j’emmène souvent mes 2 grands en vélo. Pas toujours facile car j’habite dans une zone vallonée donc il faut les pousser quand ça monte mais c’est que du bonheur et ils sont fiers de m’accompagner. Je ne les force jamais.

 

On t’a vu faire des séries de 48×100 ou 24×200 sur le stade Maurice Leluc, c’est énorme, ne crains-tu pas la casse ou le surentrainement ?

Non je fais entièrement confiance à mon coach. Je ressens souvent de la fatigue bien évidemment, mais c’est de la bonne fatigue 😉

Chaque année, je me suis toujours blessé, entorse, tendinite, TFL, etc… Cette année, ma résolution c’était de faire une saison sans blessure et pour l’instant, je croise les doigts mais c’est bien parti.

Je suis le plan de Benjamin à la lettre, sans aucun écart.

J’ai effectivement des séances dures mais aussi des bonnes séances de récupération et notamment en natation ou en vélo sur le home trainer.

 

Concernant les sorties longues, combien en fais-tu dans la préparation de ton marathon et jusqu’à quelle durée / distance ?

J’ai démarré ma préparation marathon fin octobre. C’est tôt mais il fallait que j’acquiers une bonne vitesse pour tenter les 3’40 pendant 42,195km 😉

Au niveau des sorties longues, je n’ai jamais fait plus de 2h le week end et la plus grosse que j’ai réalisé était samedi dernier en courant quasi 30km (29,8) en 2h. Séance incluant échauffement, blocs à différentes allures, recup.

 

Quel est ton plus grand défi pour 2017 et l’avenir ? Tu as des rêves ? Souhaites-tu changer de discipline et évoluer par exemple vers le trail ?

Mon plus grand défi pour le moment sera de tenter de courir ce marathon de Paris en 2h35, voire 2h34’59 😉

Pour l’instant, je n’ai pas encore d’autre objectif de planifier, je vais y réfléchir après le marathon, mais je participerais peut être au marathon de La Rochelle ou tenter d’atteindre les 1h10 au semi-marathon.

Concernant le trail, j’en ai couru pas mal l’année dernière pour le challenge court Naturatrail des Yvelies, que j’ai remporté. J’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai aussi couru le XTrail de Courchevel cet été, le 33km mais j’ai fait une mauvaise chute et je me suis cassé le poignet gauche.

Mauvaise expérience du trail en montagne 🙁 Mais j’y reviendrais, c’est sûr car j’adore courir dans la nature.

Il y a tellement de courses à faire 😉

J’aimerais aussi tenter l’expérience un jour d’accompagner une joëlette avec Dunes d’espoir par exemple.

 

Et pour finir, j’aimerais un jour réaliser un stage à Iten au Kenya.

 

Pour tous ceux qui visent un temps ou un objectif et qui sont très déçus après une course de ne pouvoir le réaliser, comment réagis-tu quand cela t’arrive ? Comment travailles-tu ton mental pour pouvoir encaisser le bien et le moins bien avant et après chaque course ?

Je fais le job à l’entrainement, je me prépare comme il faut ou du moins j’ai l’impression et je donne tout. Après ça reste du sport et surtout des sports d’endurance. On ne sait jamais comment cela va se passer.

Ca m’est arrivé très souvent d’être déçu après une course, surtout en triathlon. C’est toujours un moment désagréable quand tu n’arrives pas à accomplir ce pourquoi tu t’es entrainé, tous les sacrifices que tu peux faire.

Mais l’important, c’est de se relever et d’apprendre de ces erreurs.

J’ai eu quelques désagréments étant enfant qui m’ont permis de me forger un mental d’acier. Je pense que cela m’aide à tenir dans les moments difficiles aussi bien en sport que dans la vie.

 

As-tu un porte-bonheur ou des manies que tu reproduis avant chaque course pour te porter chance ?

Ouais je cours toujours avec mon tempo trainer. Mon coach l’utilise pour la natation (cadence de mouvement de bras) et je l’utilisais aussi au début en entrainement course à pied pour avoir une meilleure foulée, 180ppm en footing.

Mais depuis c’est devenu mon « gri-gri » et je ne m’en sépare plus même si je n’en ai plus besoin.

Ensuite, la pire manie, je tombe toujours malade 1 semaine avant une course importante, le rhume de la peur lol. Ca doit être le stress. C’est embêtant mais ça a toujours été comme ça. Un jour, je trouverais peut-être comment y remédier.

 

 Un dernier mot peut-être ?

Merci pour l’interview.

Je souhaite à tous les runners une bonne course le 9 avril prochain.

Prenez du plaisir, dépassez-vous et franchissez la ligne d’arrivée 😉

Sébastien.

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